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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: Sarkozy-Afrique]]></title>
    <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;Sarkozy-Afrique&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 21 Feb 2009 04:23:57 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 21 Feb 2009 04:23:57 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Jean Adams NC</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23570523-6.html#comment32049778</link>        <description><![CDATA[C&rsquo;est oublier aussi que ce proc&egrave;s fleuve pr&eacute;vu pour durer trois mois est l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un travail de plus de 8 ans au cours desquels d&rsquo;importants protagonistes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; &eacute;crou&eacute;s avant d&rsquo;&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute;s sous caution. Ainsi <b><a title="Jean-Christophe Mitterrand" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Mitterrand">Jean-Christophe Mitterrand</a></b>, (&laquo;&nbsp;papamadi&nbsp;&raquo;) conseiller pour les Affaires africaines &agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e de 1986 &agrave; 1992, a &eacute;t&eacute; mis en examen et &eacute;crou&eacute; &agrave; la prison de la Sant&eacute; pour &laquo;&nbsp;complicit&eacute; de commerce d&rsquo;armes illicite, trafic d&rsquo;influence par une personne investie d&rsquo;une mission de service public, recel d&rsquo;abus de biens sociaux, recel d&rsquo;abus de confiance et trafic d&rsquo;influence aggrav&eacute;&nbsp;&raquo;. Soup&ccedil;onn&eacute; d&rsquo;avoir re&ccedil;u d&rsquo;importantes sommes d&rsquo;argent pour faciliter la vente d&rsquo;armes, en 1993 et 1994, il a &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute; provisoire qu&rsquo;apr&egrave;s que sa m&egrave;re a vers&eacute; une caution. Ainsi en est-il &eacute;galement de l&rsquo;ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SOFREMI<b>, Bernard Poussier</b> et le 2 ao&ucirc;t  2004 <b>de <a title="Jean-Charles Marchiani" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Charles_Marchiani">Jean-Charles Marchiani</a></b>, ancien bras droit de <b><a title="Charles Pasqua" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pasqua">C</a>harles Pasqua</b>, ex-pr&eacute;fet du Var, mis en examen pour &laquo;&nbsp;recel d&rsquo;abus de biens sociaux et trafic d&rsquo;influence&nbsp;&raquo;. Sous le pseudonyme de &laquo;&nbsp;Robert&nbsp;&raquo;, il est soup&ccedil;onn&eacute; d&rsquo;avoir touch&eacute; 450 000 dollars en liquide de la BRENCO (la soci&eacute;t&eacute; <b>de Pierre Falcone</b>) en janvier 1999, en marge du contrat des ventes d&rsquo;armes &agrave; l&rsquo;Angola.<o:p></o:p>
<p class="spip">Aujourd&rsquo;hui, derri&egrave;re les personnages hauts en couleur de <b>Arkadi Gaymadak</b>, en fuite et r&eacute;fugi&eacute; en Isra&euml;l qui refuse de donner suite &agrave; des mandats internationaux, et de <b>Pierre Falcone,</b> devenu ambassadeur de l&rsquo;Angola &agrave; l&rsquo;Unesco donc b&eacute;n&eacute;ficiant de l&rsquo;immunit&eacute; diplomatique se retrouve <b>Charles Pasqua</b>, ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur du gouvernement Balladur mis en examen pour &laquo;&nbsp;financement ill&eacute;gal de campagne &eacute;lectorale&nbsp;&raquo;, puis pour &laquo;&nbsp;recel d&rsquo;abus de biens sociaux&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;trafic d&rsquo;influence&nbsp;&raquo;. Parmi les &eacute;l&eacute;ments retenus contre lui figure le versement, en juin 1996, de la somme d&rsquo;1,5 million de francs par la BRENCO &agrave; l&rsquo;association France-Afrique-Orient (AFAO) dont il &eacute;tait le vice-pr&eacute;sident ainsi que son conseiller diplomatique <b>Bernard Guillet </b>&eacute;galement accus&eacute;. Cette remise de fonds serait directement li&eacute;e &agrave; la vente d&rsquo;armes &agrave; l&rsquo;Angola, ainsi qu&rsquo;&agrave; la remise de l&rsquo;ordre national du M&eacute;rite &agrave;<b> <a title="Arcadi Gaydamak" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcadi_Gaydamak">Arcadi Gaydamak</a></b>, les &eacute;crivains et entremetteur <b>Attali</b> - les soup&ccedil;ons &agrave; son encontre portent sur les honoraires qui auraient &eacute;t&eacute; vers&eacute;s &agrave; son agence de conseil par <b>Pierre Falcone</b> (50 000, puis 200 000 dollars) et sur diverses op&eacute;rations pr&eacute;sum&eacute;es de blanchiment d&rsquo;argent  - et <b>Sulitzer</b> - ce dernier mis en examen pour &laquo;&nbsp;recel d&rsquo;abus de confiance, recel d&rsquo;abus de biens sociaux et trafic d&rsquo;influence&nbsp;&raquo;, mais laiss&eacute; en libert&eacute;. Il avoue avoir touch&eacute; 1,2 million de francs, mais nie &eacute;galement &ecirc;tre m&ecirc;l&eacute; &agrave; un trafic d&rsquo;armes, le d&eacute;put&eacute; <b>Fenech</b>, ancien pr&eacute;sident de l&rsquo;APM, mis en examen pour &laquo;&nbsp;recel d&rsquo;abus de biens sociaux&nbsp;&raquo;, poursuite cons&eacute;cutive au versement &agrave; l&rsquo;APM de 100 000 francs en 1997 (15 000 &euro;) par la soci&eacute;t&eacute; BRENCO. et une myriade de collaborateurs obscurs d&rsquo;obscurs cabinets de la R&eacute;publique dont le <b>G&eacute;n&eacute;ral Mouton</b>, directeur de la BRENCO, soci&eacute;t&eacute; m&egrave;re de <b>Pierre Falcone</b>, le conseiller r&eacute;gional <b>P. Anselin</b>, c&eacute;l&egrave;bre breton pour avoir en tant que maire fait dresser en sa commune une statue de Jean Paul II de 9 m&egrave;tres de haut et avoir re&ccedil;u le Big Brother Awards pour l&rsquo;installation en sa tranquille bourgade bretonne de 69 cam&eacute;ras de surveillance, mais aussi, indirectement, <b>Konan Bedi&eacute;</b>, ex-pr&eacute;sident de C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, <b>Eyadema </b>ex-pr&eacute;sident du Togo, <b>Mobutu Sesse Seko, Hassan II, de Marenches</b>, directeur de la DGES, etc., mis en cause et non en proc&egrave;s pour avoir re&ccedil;u non des inculp&eacute;s, mais de Savimbi, chef de guerre, de fort substantiels pots de vin.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">Le tout sur fond d&rsquo;une guerre civile, qui, en Angola, fit un demi-million de morts et dura 27 ans.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">En novembre 1975, la R&eacute;volution des &oelig;illets met fin &agrave; la dictature salazariste de Caetano au Portugal et dans la foul&eacute;e accorde l&rsquo;ind&eacute;pendance &agrave; l&rsquo;Angola. Le pouvoir est transf&eacute;r&eacute; au MPLA, <em>Movimento Popular de libertacao de Angola,</em> mouvement arm&eacute; de lib&eacute;ration nationale cr&eacute;&eacute; en 1965 et dirig&eacute; par <b>Agostinhoa Neto</b> &agrave; qui succ&eacute;da en 1979 <b>Jose Eduardo dos Santos.</b><o:p></o:p></p>
<p class="spip">Mais alors que l&rsquo;URSS n&rsquo;accorde son soutien au nouveau r&eacute;gime au marxisme flamboyant de do Santos que du bout des l&egrave;vres et forc&eacute;e, les Etats-Unis de <b>Kissinger</b> mentant effront&eacute;ment au gouvernement et au peuple am&eacute;ricains d&eacute;cident d&rsquo;aider un dissident<b>, Jonas Savimbi</b>. Commence alors l&rsquo;escalade d&rsquo;une horreur fort injustement appel&eacute;e guerre froide. Brute sanguinaire, s&rsquo;appuyant sur son ethnie, les ovimbundu, <b>Savimbi</b> rejoint par Roberto <b>Holden,</b> va, gr&acirc;ce aux diamants dont son territoire regorge et avec l&rsquo;appui de <b>Mobutu</b> du Za&iuml;re voisin lui-m&ecirc;me enfant ch&eacute;ri de la CIA et beau-fr&egrave;re de <b>Holden</b>, et des Belges qui ach&egrave;tent les diamants via Johannesburg, b&eacute;n&eacute;ficier du soutien de l&rsquo;Afrique du Sud, qui envoie ses soldats et d&rsquo;Isra&euml;l. Le soutien des Etats-Unis pour <b>Savimbi</b> atteint le chiffre record de 50 millions de dollars en 1989, ann&eacute;e de l&rsquo;arriv&eacute;e au pouvoir de <b>George Bush</b> p&egrave;re. Deux vols de ravitaillement militaire par jour soutiennent la campagne de l&rsquo;UNITA qui devint de plus en plus brutale et de plus en plus destructrice. <b>Savimbi</b>, qui avait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; au d&eacute;but d&rsquo;un certain soutien de sa propre tribu les Ovimbundu, fut peu &agrave; peu r&eacute;duit &agrave; utiliser la contrainte pure&nbsp;: les hommes &eacute;taient embrigad&eacute;s de force dans son arm&eacute;e, les femmes contraintes &agrave; l&rsquo;esclavage sexuel et la nourriture des agriculteurs confisqu&eacute;e. Ceux qui s&rsquo;opposaient &agrave; son autorit&eacute; &eacute;taient accus&eacute;s de sorcellerie et br&ucirc;l&eacute;s vifs en m&ecirc;me temps que leur famille. Mais bonne partie de la classe dirigeante am&eacute;ricaine, rassembl&eacute;e autour de la famille <b>Bush</b>, continuait &agrave; assister &agrave; la destruction de toute une nation plut&ocirc;t que d&rsquo;abandonner son soutien &agrave; l&rsquo;UNITA. Cependant, les revers subis par l&rsquo;arm&eacute;e sud-africaine, contre les Cubains arriv&eacute;s en renfort, revers qui par ailleurs allaient pr&eacute;cipiter la fin de l&rsquo;apartheid, aboutirent &agrave; la signature de la paix de 1991 et &agrave; l&rsquo;organisation, sous contr&ocirc;le de l&rsquo;ONU, d&rsquo;&eacute;lections qui voient le triomphe du MPLA. Mais <b>Savimbi</b> n&rsquo;accepte pas sa d&eacute;faite et reprend le maquis toujours aid&eacute; par le trafic de diamants via de nombreux diamantaires d&rsquo;Anvers et les soutiens achet&eacute;s de <b>Konan Bedi&eacute;</b> devenu pr&eacute;sident de C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire apr&egrave;s la mort <b>d&rsquo;Houphouet Boigny </b>(1995), d&rsquo;<b>Eyadema</b> du Togo <b>d&rsquo;Hassan II</b> du Maroc driv&eacute; par son ami ex-directeur de la DGES, <b>de Marenches</b>, et en France du Parti lib&eacute;ral de <b>L&eacute;otard</b>, <b>Madelin</b> et <b>Novelli </b>(actuel secr&eacute;taire d&rsquo;Etat au commerce). L&rsquo;Onu d&eacute;clare un embargo sur les armes. Les demandes du pr&eacute;sident <b>Dos Santos</b> se voient repouss&eacute;es. Quelques amiti&eacute;s gauchistes vont lui permettre via <b>Jean-Christophe Mitterrand</b> d&rsquo;entrer en contact avec  <b>Pierre Falcone</b> et <b>Arkadi Gaydamak</b>. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">Selon un montage imagin&eacute; par les conseillers fran&ccedil;ais, le sch&eacute;ma consistait pour l&rsquo;Angola &agrave; acqu&eacute;rir &agrave; Moscou des mat&eacute;riels de guerre &agrave; bas prix en provenance des surplus de l&rsquo;arm&eacute;e rouge que <b>Dos Santos</b> s&rsquo;engageait &agrave; payer &agrave; la F&eacute;d&eacute;ration de Russie gr&acirc;ce aux revenus p&eacute;troliers angolais, et en contrepartie d&rsquo;une diminution du reliquat de la dette angolaise &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;ex-URSS. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">La vente d&rsquo;armes &ndash; en violation de l&rsquo;embargo des Nations unies &ndash; a ainsi &eacute;t&eacute; conclue parall&egrave;lement &agrave; la restructuration de la dette russe sur l&rsquo;Angola qui s&rsquo;&eacute;levait alors &agrave; 5,5 milliards de dollars am&eacute;ricains. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">D&rsquo;un point de vue op&eacute;rationnel, sur la base d&rsquo;un accord sign&eacute; en novembre 1996, la soci&eacute;t&eacute; ABALONE INVESTISSMENTS, enregistr&eacute;e &agrave; Jersey, assurait l&rsquo;interm&eacute;diation financi&egrave;re. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">Ainsi, ABALONE s&rsquo;engageait d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; &agrave; rembourser la F&eacute;d&eacute;ration de Russie au fur et &agrave; mesure que les armes &eacute;taient livr&eacute;es&nbsp;; d&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, elle se payait sur les ventes de p&eacute;trole angolais effectu&eacute;es.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">C&rsquo;est ainsi que le relev&eacute; des op&eacute;rations bancaires d&rsquo;ABALONE fait appara&icirc;tre les versements depuis un autre compte en Suisse de SONANGOL (290 millions de dollars en 1997, 241 millions de dollars en avril 2000, 96 millions de dollars en juillet 2000&hellip;), et des transferts vers le Tr&eacute;sor public russe d&rsquo;une partie seulement de ces sommes. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">Entre les deux, une diff&eacute;rence tr&egrave;s substantielle est utilis&eacute;e pour des virements vers divers interm&eacute;diaires&nbsp;; et au b&eacute;n&eacute;fice de banques priv&eacute;es fran&ccedil;aise, isra&eacute;lienne et russe.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">Lors d&rsquo;une perquisition, pour une tout autre affaire, au cabinet parisien de l&rsquo;avocat <b>Alain Guillloux,</b> les enqu&ecirc;teurs mettent la main sur le dossier d&rsquo;un homme d&rsquo;affaires franco-isra&eacute;lo-canado-angolais d&rsquo;origine sovi&eacute;tique, le milliardaire <a title="Arcadi Gaydamak" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcadi_Gaydamak">Arcadi Gaydamak</a>, qui int&eacute;resse fortement le Fisc fran&ccedil;ais. Les juges remontent &eacute;galement jusqu&rsquo;&agrave; une soci&eacute;t&eacute; de vente d&rsquo;armes, BRENCO INTERNATIONAL, dirig&eacute;e par l&rsquo;homme d&rsquo;affaires <a title="Pierre Falcone" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Falcone">Pierre Falcone</a>, dont <b>Allain Guilloux </b>est aussi le conseiller fiscal.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">L&rsquo;affaire &eacute;tait lanc&eacute;e. L&rsquo;acharnement des deux juges charg&eacute;s de l&rsquo;instruire allait faire le reste.<o:p></o:p></p>
<p class="spip"><b>Arkadi Gaydamak</b> (AG), ancien du KGB dont on dit qu&rsquo;il fut colonel est surtout connu pour ses liens avec le groupe <b>Tcherno&iuml;</b> lui-m&ecirc;me li&eacute; aux soci&eacute;t&eacute;s de <b>Mikhodorkoski,</b> aujourd&rsquo;hui emprisonn&eacute;, en particulier le groupe p&eacute;trolier LOUKOS et la banque MENATEP accus&eacute;e, entre autres, d&rsquo;avoir, excusez du peu, fait dispara&icirc;tre 4,8 milliards de dollars de fonds provenant du FMI. Arriv&eacute; jeune &agrave; Paris, parlant impeccablement notre langue, il se serait rapidement retrouv&eacute; &laquo;&nbsp;honorable correspondant&nbsp;&raquo; &agrave; la DST.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">Mais AG est aussi li&eacute; &agrave; Africa-Isra&euml;l et &agrave; travers cette soci&eacute;t&eacute; au chef mafieux <b>Ivenkov </b>actuellement en prison aux Etats-Unis. Cela lui a permis de jouer un r&ocirc;le positif dans la lib&eacute;ration des otages fran&ccedil;ais d&eacute;tenus en Bosnie et partant d&rsquo;en &ecirc;tre r&eacute;compens&eacute; par <b>Charles Pasqua,</b> grand b&eacute;n&eacute;ficiaire politique de l&rsquo;op&eacute;ration, qui lui accorda, remis par son fid&egrave;le <b>Marchiani, </b>l&rsquo;Ordre du M&eacute;rite et surtout lui permit de rencontrer <b>Pierre Falcone</b> qui &oelig;uvrait au sein de la SOFREMI, soci&eacute;t&eacute; d&eacute;pendant du minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur &ndash; et non de la D&eacute;fense &ndash; donc ayant Charles Pasqua comme patron, dont l&rsquo;Etat d&eacute;tenait 35 % les autres parts &eacute;tant r&eacute;parties entre Alsthom, Thomson et A&eacute;rospatiale.(3)<a name="Affaire_de_la_Sofremi"></a> <o:p></o:p></p>
<p class="spip">Or, la SOFREMI avait  largement d&eacute;j&agrave; fait parler d&rsquo;elle.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">&laquo;&nbsp;L&rsquo;affaire de la Sofremi&nbsp;&raquo; port&eacute;e devant les tribunaux concernait plusieurs contrats r&eacute;alis&eacute;s au Br&eacute;sil, en Argentine, en Colombie et au Kowe&iuml;t o&ugrave; il apparaissait que les deux principaux b&eacute;n&eacute;ficiaires des commissions &eacute;taient <a title="Pierre Falcone" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Falcone">Pierre Falcone</a> (15 millions de francs de commissions) et <a title="&Eacute;tienne Leandri" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Leandri">&Eacute;tienne Leandri</a> (ex-membre de la Gestapo sous le r&eacute;gime de Vichy et fondateur du SAC) (21 millions de francs de commission) <a title="Jean-Charles Marchiani" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Charles_Marchiani">Jean-Charles Marchiani</a> (un million de francs), et <a title="Pierre-Philippe Pasqua" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Philippe_Pasqua">Pierre-Philippe Pasqua</a> (le fils de <a title="Charles Pasqua" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pasqua">Charles Pasqua</a>) (10 millions). Le parcours est parfois complexe&nbsp;: <a title="Pierre-Philippe Pasqua" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Philippe_Pasqua">Pierre-Philippe Pasqua</a> a obtenu des fonds d&rsquo;<a title="&Eacute;tienne Leandri" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Leandri">&Eacute;tienne Leandri</a>, qui les avait re&ccedil;us de <a title="Pierre Falcone" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Falcone">Pierre Falcone</a>, qui les avait eu de la <a title="Sofremi" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sofremi">Sofremi</a>.<a name="Police_de_Buenos_Aires"></a> En plus en 1993, <a title="Bernard Dubois" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Dubois">Bernard Dubois</a> g&egrave;re un contrat avec la police de <a title="Buenos Aires" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Buenos_Aires">Buenos Aires</a>. Treize commissions sont distribu&eacute;es et les taux des commissions montent &agrave; 15 %. Le directeur commercial <a title="Bernard Poussier (page inexistante)" href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Bernard_Poussier&amp;action=edit&amp;redlink=1">Bernard Poussier</a> ajoute 15 millions de francs de commissions pour la soci&eacute;t&eacute; Ingeneria Mar del Plata qui n&rsquo;aurait jou&eacute; aucun r&ocirc;le dans l&rsquo;obtention du march&eacute;. Cette soci&eacute;t&eacute;-&eacute;cran dissimule en fait <a title="&Eacute;tienne Leandri" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Leandri">&Eacute;tienne Leandri</a>. Devant le tribunal, Bernard Dubois reconna&icirc;t qu&rsquo;<a title="&Eacute;tienne Leandri" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Leandri">&Eacute;tienne Leandri</a> &laquo;&nbsp;&eacute;tait clairement un homme de l&rsquo;ombre&nbsp;&raquo; et qu&rsquo;il passait pour &ecirc;tre "le financier de <a title="Charles Pasqua" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pasqua">Charles Pasqua</a>". Pendant l&rsquo;enqu&ecirc;te, Bernard Dubois a avou&eacute; aux policiers et au magistrat instructeur avoir accord&eacute; "des r&eacute;mun&eacute;rations de complaisances" &agrave; <a title="&Eacute;tienne Leandri" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Leandri">&Eacute;tienne Leandri</a>. <o:p></o:p><b><o:p><br /> </o:p></b></p>
<p class="spip"><b>AG</b> a donc trouv&eacute; son alter ego, habitu&eacute; des grands trafics et des r&eacute;mun&eacute;rations juteuses, introduit au c&oelig;ur du pouvoir, dont la femme, ex-miss Bolivie est amie de Laura Bush, recevant le tout-Paris dans un h&ocirc;tel somptueux au c&oelig;ur de la capitale, <b>Falcone</b> celui qui par ses entr&eacute;es et ses connaissances dans l&rsquo;ex-URSS en pleine d&eacute;bandade lui permettra par l&rsquo;interm&eacute;diaire de sa soci&eacute;t&eacute; BRENCO INTERNATIONAL sous couvert de la soci&eacute;t&eacute; slov&egrave;ne ZTS-OS de toucher le banco.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">Le pr&eacute;sident <b>Dos Santos</b> va ainsi rapidement passer contrat avec <b>AG </b>et <b>Falcone</b> qui lui offrent de racheter la dette russe et de lui livrer les armes sophistiqu&eacute;es dont il a besoin et parmi celles-ci des armes de t&eacute;l&eacute;communications qui permettront en 2002 de rep&eacute;rer Savimbi et de l&rsquo;abattre.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">Co&ucirc;t de l&rsquo;op&eacute;ration plus de 800 millions de dollars. Rapport pour les deux associ&eacute;s quasi la moiti&eacute; dont une bonne partie sera destin&eacute;e &agrave; s&rsquo;acheter des alliances en Angola et en France (c&rsquo;est tout l&rsquo;objet du projet de l&rsquo;angolagate en ce moment &agrave; Paris), mais aussi aux Etats-Unis o&ugrave; <b>Falcone</b> qui, bien que fermement soutenu par de Santos, ennemi jur&eacute; des Am&eacute;ricains, et l&rsquo;ayant militairement aid&eacute;, est re&ccedil;u par <b>Dick Chesney</b> et sa soci&eacute;t&eacute; de services p&eacute;troliers HALLIBURTON dont il deviendra le repr&eacute;sentant en Angola. Il continue par ailleurs &agrave; entretenir des relations privil&eacute;gi&eacute;es avec la famille <b>Bush</b> (apport de 100 000 dollars &agrave; la campagne &eacute;lectorale). <o:p></o:p></p>
<p class="spip">C&rsquo;est sur ces trafics d&rsquo;influence que travaillent les juges <b>Carroye</b> et Isabelle <b>Pr&eacute;vost-Despez</b>, sur les g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;s suspectes. Car comme vient de le rappeler opportun&eacute;ment l&rsquo;actuel ministre de la D&eacute;fense, <b>Herv&eacute; Morin</b>, apr&egrave;s le voyage express &eacute;clair et r&eacute;cent du pr&eacute;sident <b>Sarkozy</b> &agrave; Luanda, on ne saurait &agrave; proprement parler de trafic d&rsquo;armes celles-ci n&rsquo;ayant pas transit&eacute; par la France. Ce qui n&rsquo;&eacute;tait pas l&rsquo;avis du ministre de <b>Jospin, Alain Richard,</b> pour lequel il suffisait que ce trafic ait &eacute;t&eacute; sign&eacute; et organis&eacute; depuis Paris.  Quant &agrave; <b>Charles Pasqua,</b> il contre-attaque en essayant de prouver que le juge <b>Courroye</b> fut non seulement  instrumentalis&eacute; par l&rsquo;ex-directeur des Renseignements g&eacute;n&eacute;raux, <b>Bertrant</b>, chiraquien militant dans le but de le &laquo;&nbsp;couler&nbsp;&raquo; apr&egrave;s le score honorable r&eacute;alis&eacute;e en 1999 aux &eacute;lections europ&eacute;ennes (13 %) et l&rsquo;annonce de sa candidature &agrave; la pr&eacute;sidentielle, mais qu&rsquo;il commit aussi une erreur fondamentale de proc&eacute;dure en ne signalant pas ses accointances et contacts justice-police comme cela doit &ecirc;tre fait.<o:p></o:p></p>
<p class="spip">Est-ce le proc&egrave;s de la Fran&ccedil;afrique qui commence ou, plut&ocirc;t, apr&egrave;s l&rsquo;affaire Elf , qui continue&nbsp;? Sans nulle doute. Apr&egrave;s <b>Foccart,</b> <b>Charles Pasqua</b> fut certainement l&rsquo;un de ces grands manitous d&rsquo;obscures officines o&ugrave; la R&eacute;publique, secr&egrave;tement, r&eacute;glait ses comptes et surtout arrangeait ses affaires. Mais l&rsquo;angologate est aussi la version mondialis&eacute;e ou plut&ocirc;t modernistes de ces sombres combines d&rsquo;Etat. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">On y voit un ex du KGB, <b>Arkadi Gaydamack</b>, mouill&eacute; jusqu&rsquo;aux os dans des histoires mafieuses et russes, fonder un parti en Isra&euml;l , &laquo;&nbsp;Justice sociale&nbsp;&raquo;, et devenir le candidat ayant le plus de chance de gagner &agrave; la mairie de J&eacute;rusalem apr&egrave;s avoir rachet&eacute; un club de basket marqu&eacute; par l&rsquo;extr&ecirc;me droite, son fils racheter un club de foot anglais, Portmouth et d&eacute;bourser 5,6 millions de dollars pour acqu&eacute;rir 52 % de Global Brand, la soci&eacute;t&eacute; qui poss&egrave;de les &laquo;&nbsp;Domino&rsquo;s pizza&nbsp;&raquo; dans trois pays de choix&nbsp;: la Suisse, le Luxembourg et le Liechtenstein. Des pays o&ugrave; &laquo;&nbsp;le secret bancaire n&rsquo;a d&rsquo;&eacute;gal que l&rsquo;amour de la pizza&nbsp;&raquo;. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">Mais surtout, au pouvoir depuis trente ans, le pr&eacute;sident <b>Dos Santos</b>, apr&egrave;s avoir compris que la l&eacute;gitimit&eacute; issue de la guerre et de la lutte arm&eacute;e n&rsquo;&eacute;tait pas in&eacute;puisable et d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;en passer une nouvelle fois par les urnes, vient d&rsquo;obtenir un succ&egrave;s incontestable avec plus de 81 % des voix. Cependant pour les 17 millions d&rsquo;Angolais l&rsquo;important n&rsquo;est pas l&agrave;. Avec son &eacute;conomie dont la taille a quadrupl&eacute; depuis la fin de la guerre en 2002, avec son taux de croissance ph&eacute;nom&eacute;nal de 21 % en 2007, avec ses 250 millions de dollars quotidiens de profits p&eacute;troliers estim&eacute;s, avec son rang de quatri&egrave;me producteur mondial de diamants, le pays croule sous l&rsquo;argent tout en &eacute;tant, en termes de d&eacute;veloppement humain, le 36e du continent africain&nbsp;: les deux tiers de sa population vivent encore avec moins de 2 dollars par jour. En d&rsquo;autres termes, cela signifie que l&rsquo;argent de l&rsquo;angolate a surtout servi &agrave; constituer d&egrave;s l&rsquo;origine, une nomenklatura d&rsquo;affid&eacute;s autour du pr&eacute;sident qui vivent avec beaucoup plus de 2 000 dollars par jour et dont les soucis et les programmes et les pratiques n&rsquo;ont que de fort lointains rapports avec les objectifs du MPLA et des luttes qui, rappelons-le, tu&egrave;rent plus d&rsquo;un demi-million de personnes, mais aussi en handicap&egrave;rent des centaines de milliers d&rsquo;autres qui n&rsquo;ont aujourd&rsquo;hui plus que les yeux pour pleurer.<o:p><br /> </o:p></p>
<p class="spip"><o:p> </o:p></p>
<p class="spip"><strong>NOTES </strong><o:p></o:p><o:p><br /> </o:p></p>
<p class="spip">1) Contre l&rsquo;avis du ministre Pascal Clement. <o:p></o:p></p>
<p class="spip">2) Un scandale vient d&rsquo;&eacute;clater en Suisse, moins de deux mois apr&egrave;s le rachat. Domino&rsquo;s Pizza aurait all&eacute;grement viol&eacute; nombre de lois suisses sur le travail. Selon un syndicat maison, <em>&laquo;&nbsp;non-respect des salaires minimaux (2 800 francs pour un salari&eacute; &agrave; plein-temps, au lieu des 3 400 pr&eacute;vus la convention genevoise), non-r&eacute;num&eacute;ration des heures suppl&eacute;mentaires et des cong&eacute;s maladie, non-versement d&rsquo;indemnit&eacute;s&hellip;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="spip"><em>AgoraVox</em></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 17:08:54 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23570523-6.html#comment32049778</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23570247-6.html#comment32049500</link>        <description><![CDATA[<span class="arial12" style="font-family: Times New Roman;">Le mandat d'arr&ecirc;t est cons&eacute;cutif &agrave; une plainte  d&eacute;pos&eacute;e, depuis &nbsp;2003, par les familles des 22 victimes fran&ccedil;aises du  naufrage du &nbsp;navire qui assurait la liaison maritime Dakar-Ziguinchor, dans  le &nbsp;sud du pays.&nbsp; </span>
<p><span class="arial12" style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le gouvernement s&eacute;n&eacute;galais, par la voix du Garde des  Sceaux, &nbsp;ministre de la justice, Me Madick&eacute; Niang, a &eacute;nergiquement rejet&eacute;  &nbsp;cette d&eacute;cision, soulignant qu'il allait user de tous les moyens  &nbsp;possibles pour s'y opposer.&nbsp; <br /></span></p>
<p><span class="arial12" style="font-family: Times New Roman;">Xinhua</span></p>
<p><span class="arial12" style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La justice s&eacute;n&eacute;galaise avait class&eacute; le dossier  p&eacute;nal, estimant &nbsp;que seul le capitaine du bateau, mort dans le naufrage,  &eacute;tait &nbsp;responsable de l'accident.&nbsp; </span></p>
<p><span class="arial12" style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ainsi, le gouvernement s&eacute;n&eacute;galais, se fondant sur  cet arr&ecirc;t, &nbsp;avait clos toutes les poursuites judiciaires et indemnis&eacute; les  &nbsp;familles des victimes.&nbsp; </span></p>
<p><span class="arial12" style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le bateau "Le Joola" avait chavir&eacute; dans la nuit du  26 septembre &nbsp;2002 au large des c&ocirc;tes gambiennes, faisant 1.864 morts et  &nbsp;disparus, selon un bilan officiel, et plus de 2.000, d'apr&egrave;s les  &nbsp;associations de familles des victimes.&nbsp; </span></p>
<p><span class="arial12" style="font-family: Times New Roman;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le bateau avait &agrave; son bord plus de 2.000  passagers pour 550 &nbsp;places. </span></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 17:00:09 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23570247-6.html#comment32049500</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23569948-6.html#comment32049238</link>        <description><![CDATA[C&rsquo;est ainsi qu'au moins 2000 personnes issues de la soci&eacute;t&eacute; civile gabonaise, de certains syndicats, du fan club Bongo Ondimba, de l'Union des jeunes africains ainsi que du mouvement &laquo;Bongo doit rester&raquo; ont sillonn&eacute; les rues de Libreville jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;esplanade de la mosqu&eacute;e Hassan II pour s&rsquo;insurger, critiquer, d&eacute;noncer "l&rsquo;acharnement des m&eacute;dias et juristes fran&ccedil;ais" contre l'inamovible pr&eacute;sident gabonais.<br /> <br /> Selon le site gaboneco.com, le pr&eacute;sident du mouvement, Ghislain Etoughet, d&eacute;tenteur d'une motion de soutien dont il a remis copie &agrave; la pr&eacute;sidence &agrave; Libreville a estim&eacute; que : &laquo;La soci&eacute;t&eacute; civile gabonaise ne veut pas de d&eacute;fenseurs autoproclam&eacute;s. Nous n'avons pas besoin d'eux ni en France ni ailleurs&raquo;. Le manifeste affirme : &laquo;Nous tenons &agrave; marquer notre condamnation la plus ferme vis-&agrave;-vis des actions tendancieuses et p&eacute;rilleuses que m&egrave;nent ces ONG et associations fran&ccedil;aises&raquo;. Des manifestations de soutien qui font suite &agrave; une s&eacute;rie d&rsquo;enqu&ecirc;tes et proc&eacute;dures judiciaires d&rsquo;ONG et d&rsquo;associations visant le patrimoine des chefs d&rsquo;Etats africains.<br /> <br /> En juillet dernier, l'ONG Transparency International France (TI) avait d&eacute;pos&eacute; une plainte contre X visant cinq chefs d'Etat africains, notamment le pr&eacute;sident Bongo Ondimba, qu'elle accuse de poss&eacute;der en France des biens immobiliers financ&eacute;s par de l'argent public d&eacute;tourn&eacute;. Notamment 33 r&eacute;sidences, dont un h&ocirc;tel particulier &agrave; Paris achet&eacute; en 2007 pour 18,8 millions d'euros. Une premi&egrave;re plainte avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e en mars 2007 par trois associations fran&ccedil;aises, entra&icirc;nant l'ouverture d'une enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire sur le patrimoine de ces chefs d'Etat, finalement class&eacute;e sans suite en novembre suivant. Mais l'enqu&ecirc;te avait donn&eacute; lieu &agrave; un d&eacute;ballage qui a beaucoup &eacute;nerv&eacute; le pr&eacute;sident gabonais qui l'a fait savoir &agrave; ses interlocuteurs parisiens. <br /> <br /> En ao&ucirc;t dernier, la CODEP avait annonc&eacute; qu'elle comptait porter plainte contre ces ONG "pour outrage" au pr&eacute;sident Bongo Ondimba, et les dirigeants ont confirm&eacute; lors de la marche du 4 octobre qu'ils se rendraient prochainement en France d&eacute;poser une plainte et saisir la justice. Des protestations qui interviennent au lendemain de la condamnation du pr&eacute;sident gabonais Bongo Ondimba par la France &agrave; verser 457 347 euros, au fils de l&rsquo;homme d'affaires fran&ccedil;ais, Ren&eacute; Cardona, incarc&eacute;r&eacute; dans une prison de Libreville en 1996 &agrave; la suite d'un diff&eacute;rend financier avec le chef de l'Etat gabonais &agrave; qui il avait vendu sa soci&eacute;t&eacute; d'armement et de p&ecirc;che. Il y a fort &agrave; parier que dans un tel contexte, les manifestations de Libreville soit pilot&eacute;es par des proches du pr&eacute;sident gabonais...<br /><br /><span class="artdate">Par                        Rachel Kesseng</span>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 16:51:14 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23569948-6.html#comment32049238</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23569742-6.html#comment32049045</link>        <description><![CDATA[A l&rsquo;occasion de la r&eacute;union des ministres des Finances de la zone franc, le 7 octobre &agrave; Yaound&eacute;, le secr&eacute;taire d&rsquo;Etat fran&ccedil;ais au Commerce ext&eacute;rieur, Anne-Marie Idrac, a annonc&eacute; la reprise des pr&ecirc;ts souverains au Cameroun qui avaient &eacute;t&eacute; suspendus depuis 2001. Cette d&eacute;cision aurait &eacute;t&eacute; rendue possible gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des programmes de d&eacute;sendettement mis en place dans le pays par le Fond mon&eacute;taire internationale (FMI) et la Banque Mondiale.<br /><br />&laquo;Nous avons d&eacute;cid&eacute;, compte tenu des relations de confiance que nous avons avec le Cameroun, de reprendre les pr&ecirc;ts &agrave; l'Etat&raquo;, a affirm&eacute; madame Idrac. <br /> <br /> &laquo;Nous souhaitons que l'Etat camerounais puisse financer des investissements publics et notamment des projets d'infrastructures de mani&egrave;re &agrave; stimuler et &agrave; obtenir un relais des investissements priv&eacute;s et notamment des Petites et moyennes entreprises(PME)&raquo;, a ajout&eacute; le secr&eacute;taire d&rsquo;Etat fran&ccedil;ais au Commerce ext&eacute;rieur.<br /> <br /> Elle a expliqu&eacute; que cette reprise des pr&ecirc;ts souverains &eacute;tait rendue possible par le &laquo;d&eacute;sendettement du Cameroun&raquo;, et sa &laquo;tr&egrave;s bonne gestion, en particulier des instruments de d&eacute;veloppement&raquo;.<br /> <br /> Figurant parmi les premiers cr&eacute;anciers du pays, la France &laquo;regarde avec satisfaction la mani&egrave;re dont depuis plusieurs ann&eacute;es le Cameroun s'est d&eacute;sendett&eacute;, a g&eacute;r&eacute; efficacement les outils de d&eacute;sendettement et de d&eacute;veloppement qui avaient &eacute;t&eacute; mis &agrave; sa disposition et s'est engag&eacute; avec r&eacute;solution dans l'am&eacute;lioration du climat des affaires&raquo;, a ajout&eacute; Anne Marie Idrac.<br /> <br /> Apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec de 2004 pour mauvaise gouvernance, le Cameroun est finalement parvenu &agrave; mener &agrave; son terme en avril 2006 l'initiative internationale en faveur des pays pauvres tr&egrave;s endett&eacute;s (PPTE) mis en place par le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) et de la Banque Mondiale.<br /> <br /> Ces r&eacute;sultats avaient permis &agrave; Paris de signer en juin 2006 avec Yaound&eacute; un Contrat de d&eacute;sendettement et de d&eacute;veloppement (C2D) qui pr&eacute;voit le refinancement sous forme de dons des cr&eacute;ances fran&ccedil;aises d'aide publique au d&eacute;veloppement.<br /> <br /> L'initiative PPTE et les annulations de dettes additionnelles ces derni&egrave;res ann&eacute;es auraient permis de r&eacute;duire de mani&egrave;re significative la dette ext&eacute;rieure camerounaise, qui est pass&eacute;e de 51% du PIB fin 2005 &agrave; environ 11% &agrave; la moiti&eacute; de l&rsquo;exercice 2007.<br /> <br /> Le service de la dette ext&eacute;rieure s'en est par ailleurs trouv&eacute; fortement all&eacute;g&eacute; en n&rsquo;aspirant plus que 4,5% du budget de 2007, contre 15,5% en 2005.<br /><br />Apanews.net]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 16:45:30 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23569742-6.html#comment32049045</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23569327-6.html#comment32048700</link>        <description><![CDATA[<p class="spip">Dans la logique du syst&egrave;me financier et mon&eacute;taire international actuel, l&rsquo;Afrique ne peut avoir acc&egrave;s au d&eacute;veloppement et l&rsquo;immigration se r&eacute;duit fatalement &agrave; un pillage de cerveaux. Il y a le second projet de loi sur l&rsquo;immigration de la deuxi&egrave;me pr&eacute;sidence Chirac - la loi Sarkozy - qui organise l&rsquo;injustice, mais le fait lui-m&ecirc;me du pillage la pr&eacute;c&egrave;de. Par exemple, 10&nbsp;% seulement des &eacute;tudiants boursiers que les pays maghr&eacute;bins envoient en France pour s&rsquo;y former reviennent ensuite dans leur pays d&rsquo;origine. Ainsi, dans cette &laquo;&nbsp;aide au d&eacute;veloppement &agrave; l&rsquo;envers&nbsp;&raquo;, ces pays supportent le co&ucirc;t de la formation de leurs jeunes ressortissants et nous en exploitons les capacit&eacute;s&nbsp;! Le pr&eacute;sident de l&rsquo;Union africaine, Alpha Omar Konar&eacute;, l&rsquo;a exprim&eacute; clairement&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;immigration choisie, c&rsquo;est refuser &agrave; l&rsquo;Afrique le droit au d&eacute;veloppement. On d&eacute;cide de piller les pays africains de leurs cerveaux. D&eacute;j&agrave;, chaque ann&eacute;e, plus de 25 000 dipl&ocirc;m&eacute;s, dans tous les domaines, quittent l&rsquo;Afrique.&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip">Dans la logique de mon projet, au contraire, nous devons &ecirc;tre &agrave; la fois capables d&rsquo;assurer le d&eacute;veloppement des pays d&rsquo;o&ugrave; viennent nos immigr&eacute;s et de les int&eacute;grer. <strong class="spip">Accueil et cod&eacute;veloppement d&eacute;finissent ainsi la mission universelle de la France.</strong></p>
<p class="spip">La v&eacute;rit&eacute; est que la n&eacute;cessaire r&eacute;gulation de l&rsquo;immigration ne peut &ecirc;tre, en toute justice, mise en place que de deux fa&ccedil;ons&nbsp;: <strong class="spip">en assurant le d&eacute;veloppement des pays du Sud pour y cr&eacute;er des emplois qualifi&eacute;s et en cr&eacute;ant avec eux de vraies formules de co-d&eacute;veloppement et de partenariat pour la formation.</strong></p>
<p class="spip">La solution est de consid&eacute;rer &agrave; nouveau des &ecirc;tres humains comme des &ecirc;tres humains et non comme des &laquo;&nbsp;variables d&rsquo;ajustement&nbsp;&raquo; ou des kleenex &agrave; trier et &eacute;ventuellement jeter apr&egrave;s usage.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">A) D&Eacute;VELOPPER L&rsquo;AFRIQUE</span></strong></p>
<p class="spip">La premi&egrave;re mission de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Asie r&eacute;unies par le Pont terrestre eurasiatique sera de <strong class="spip">fournir &agrave; l&rsquo;Afrique les moyens de son d&eacute;veloppement</strong>, de mani&egrave;re &agrave; ce que son capital humain puisse y rester. D&rsquo;une part en y promouvant <strong class="spip">l&rsquo;&eacute;quipement infrastructurel et social</strong>, d&rsquo;autre part en organisant <strong class="spip">dans chaque pays un vecteur scientifique</strong> tirant les &eacute;conomies. C&rsquo;&eacute;tait le r&ecirc;ve d&rsquo;un Cheikh Anta Diop, il est plus que temps de le r&eacute;aliser. Les &laquo;&nbsp;nations n&egrave;gres&nbsp;&raquo;, berceau de l&rsquo;humanit&eacute;, ont le droit fondamental de retrouver leur culture dans l&rsquo;essor des pouvoirs cr&eacute;ateurs de leurs citoyens. Pour cela&nbsp;:</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">1)</span></strong> Il faut, ce qui est consubstantiel &agrave; mon projet, <strong class="spip">sortir du syst&egrave;me d&rsquo;ajustements structurels du Fonds mon&eacute;taire international</strong> qui d&eacute;truit la sant&eacute;, l&rsquo;&eacute;ducation, la fonction publique et les infrastructures.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">2)</span></strong> On doit lui substituer la <strong class="spip">promotion de grands projets infrastructurels</strong>. Deux projets- phares sont&nbsp;:</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;<strong class="spip">la remise en eau du lac Tchad</strong>, &laquo;&nbsp;pompe &agrave; d&eacute;veloppement&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Afrique centrale. Il a perdu depuis 50 ans plus de 80&nbsp;% de sa surface, et depuis 500 ans 95&nbsp;%. Cette remise en eau permettrait d&rsquo;une part d&rsquo;arr&ecirc;ter l&rsquo;extension du d&eacute;sert, en organisant &agrave; terme un changement climatique, d&rsquo;autre part de lancer l&rsquo;exploitation des terres tr&egrave;s riches que ses limons ont cr&eacute;&eacute;es, &agrave; condition de donner aux agriculteurs les moyens de les exploiter sans les &eacute;puiser&nbsp;;</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;<strong class="spip">la cr&eacute;ation de chemins de fer et de transports &agrave; grande vitesse en g&eacute;n&eacute;ral, int&eacute;rieur-int&eacute;rieur et c&ocirc;te-c&ocirc;te.</strong> Il s&rsquo;agit de sortir du mod&egrave;le int&eacute;rieur-c&ocirc;te, organis&eacute; le plus souvent pour le pillage des mati&egrave;res premi&egrave;res, et de <strong class="spip">r&eacute;unifier les march&eacute;s entre les zones int&eacute;rieures ainsi d&eacute;senclav&eacute;es pour la consommation locale</strong>.</p>
<p class="spip">Pour ces grands projets, des financements internationaux avec des cr&eacute;dits &agrave; long terme (20 &agrave; 50 ans) et faible taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t doivent &ecirc;tre pr&eacute;vus, l&rsquo;id&eacute;e &eacute;tant, comme pour le plan Marshall, que le d&eacute;veloppement engendr&eacute; par les projets &laquo;&nbsp;paie&nbsp;&raquo; les cr&eacute;dits (syst&egrave;me de &laquo;&nbsp;paiements diff&eacute;r&eacute;s&nbsp;&raquo;).</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">3)</span> Dans le cadre de projets locaux et r&eacute;gionaux</strong>, qui n&rsquo;ont de sens que tract&eacute;s par les grands projets, <strong class="spip">le micro-cr&eacute;dit</strong> devrait &ecirc;tre organis&eacute; par les Etats en faveur des plus d&eacute;favoris&eacute;s pour court-circuiter les usuriers. L&rsquo;id&eacute;e ici est de <strong class="spip">mettre au travail le plus vite possible, en organisant des passerelles vers les emplois qualifi&eacute;s au fur et &agrave; mesure du d&eacute;veloppement</strong>. Avec une priorit&eacute; donn&eacute;e aux enjeux majeurs&nbsp;: eau, &eacute;cole, environnement, sant&eacute;, en mobilisant en particulier les femmes, qui sont au coeur de ces sujets. La consommation int&eacute;rieure serait ainsi stimul&eacute;e et pourrait &ecirc;tre &eacute;chang&eacute;e en recourant aux transports int&eacute;rieur-int&eacute;rieur.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">4)</span> Les arm&eacute;es africaines</strong> ne doivent plus &ecirc;tre des arm&eacute;es de r&eacute;pression ou de maintien d&rsquo;un ordre politique injuste, mais <strong class="spip">&ecirc;tre impliqu&eacute;es</strong>, sur la base de &laquo;&nbsp;corps de g&eacute;nie &nbsp;&raquo; que nous devons aider &agrave; mieux organiser, <strong class="spip">dans la construction de voies ferr&eacute;es, ponts, ports, routes</strong>, etc.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">5)</span></strong> Nous devons <strong class="spip">aider l&rsquo;Afrique &agrave; produire des m&eacute;dicaments g&eacute;n&eacute;riques bon march&eacute;</strong>, en passant par dessus les r&eacute;ticences de nos laboratoires pharmaceutiques, pour traiter le sida et toutes les maladies tropicales. Nous devons aussi soutenir la proposition du pr&eacute;sident s&eacute;n&eacute;galais Abdoulaye Wade en faveur d&rsquo;<strong class="spip">une assurance mondiale contre les &eacute;pid&eacute;mies internationalement transmises</strong>.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">6)</span> La dette</strong> des pays appauvris par la politique internationale relay&eacute;e par des gouvernements corrompus doit &ecirc;tre <strong class="spip">annul&eacute;e en faveur de leurs peuples</strong>.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">7)</span> Un v&eacute;ritable commerce &eacute;quitable doit &ecirc;tre &eacute;tabli</strong>, se substituant au libre-&eacute;change destructeur. Nous devons, en accord avec les gouvernements et les producteurs africains, ouvrir nos fronti&egrave;res aux produits des agriculteurs et des p&ecirc;cheurs africains qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui ils ne peuvent plus exporter.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">8)</span> Ainsi, les conditions seront cr&eacute;&eacute;es pour que la vie et la dignit&eacute; des jeunes Africains soient enfin respect&eacute;es</strong>, sans navires et avions de l&rsquo;Union europ&eacute;enne les emp&ecirc;chant de quitter les c&ocirc;tes d&rsquo;Afrique, sans risque de mourir par noyade ou sur les barbel&eacute;s de Ceuta et de Melilla, sans aboutir &agrave; des camps de travail europ&eacute;ens comme on en a trouv&eacute; dans Pouilles ou dans des logements mis&eacute;rables o&ugrave; eux-m&ecirc;mes et leurs enfants sont contamin&eacute;s par le saturnisme.</p>
<p class="spip">La justice envers l&rsquo;Afrique et ses peuples, comme envers notre propre peuple fran&ccedil;ais, exige que nous ne nous soumettions plus &agrave; la mondialisation financi&egrave;re.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">B) PROMOUVOIR UNE POLITIQUE R&Eacute;PUBLICAINE D&rsquo;IMMIGRATION</span></strong></p>
<p class="spip">Notre politique vis-&agrave;-vis de l&rsquo;immigration est d&rsquo;abord r&eacute;v&eacute;latrice de ce que nous pensons de nous-m&ecirc;mes. C&rsquo;est pourquoi la question de l&rsquo;immigration ne peut &ecirc;tre trait&eacute;e d&rsquo;abord comme une question &laquo;&nbsp;du dehors&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;flux migratoires&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;s&eacute;curit&eacute;&nbsp;&raquo;, mais comme une question &laquo;&nbsp;du dedans&nbsp;&raquo;, de vouloir-vivre en commun, de ce que nous voulons faire de notre soci&eacute;t&eacute; avec &laquo;&nbsp;eux&nbsp;&raquo;, avec cet ensemble disparate et h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne de &laquo;&nbsp;prochains&nbsp;&raquo; qui ne peut &ecirc;tre d&eacute;fini positivement que par rapport &agrave; son avenir et au n&ocirc;tre.</p>
<p class="spip">Dans cette perspective, deux v&eacute;rit&eacute;s sont bonnes &agrave; dire&nbsp;:</p>
<p class="spip"><strong class="spip">la France</strong>, compte tenu de sa situation d&eacute;mographique, <strong class="spip">ne pourra pas se passer de l&rsquo;apport de l&rsquo;immigration au cours de ce XXIe si&egrave;cle</strong>&nbsp;;</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;l&rsquo;immigration, si elle est orient&eacute;e par un effort d&rsquo;int&eacute;gration, a toujours &eacute;t&eacute; facteur de <strong class="spip">dynamisme social</strong>.</p>
<p class="spip">Par rapport &agrave; ce double constat, les <strong class="spip">moyens</strong> mobilis&eacute;s sont aujourd&rsquo;hui <strong class="spip">d&eacute;risoires</strong> et dispers&eacute;s. Sur un total d&rsquo;environ 4000 fonctionnaires et agents publics, entre 500 et 1000 seulement s&rsquo;occupent, directement ou indirectement, de l&rsquo;immigration. La part du budget affect&eacute; ne d&eacute;passe pas 300 000 euros. Et, depuis dix ans, les cr&eacute;dits stagnent ou d&eacute;croissent.</p>
<p class="spip">Il faut donc d&rsquo;abord rassembler les moyens et cr&eacute;er une structure unique qui les anime.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">1)</span></strong> La solution est un retour de l&rsquo;Etat en donnant un signe fort, avec la cr&eacute;ation d&rsquo;<strong class="spip">un grand minist&egrave;re de la Coop&eacute;ration, du co-d&eacute;veloppement et de l&rsquo;immigration</strong>. Ainsi seront r&eacute;unis les deux aspects d&rsquo;une m&ecirc;me politique &laquo;&nbsp;int&eacute;gr&eacute;e&nbsp;&raquo;&nbsp;: l&rsquo;imp&eacute;ratif de d&eacute;veloppement des pays d&rsquo;origine et la bonne gestion de l&rsquo;immigration.</p>
<p class="spip">Cette administration sp&eacute;cialis&eacute;e ne doit pas &ecirc;tre pl&eacute;thorique. L&rsquo;id&eacute;e est de mettre en place le type de dispositif que Jean Monnet imagina pour nos premiers plans&nbsp;: une poign&eacute;e de hauts fonctionnaires brillants et motiv&eacute;s, convaincus de leur mission, d&eacute;terminant les objectifs pour les proposer au ministre et animant syndicats, associations, universit&eacute;s, &eacute;lus et m&eacute;dias pour les mettre en oeuvre.</p>
<p class="spip">Aupr&egrave;s du ministre et de son administration de &laquo;&nbsp;chevaux l&eacute;gers &nbsp;&raquo;, la meilleure solution me para&icirc;t de cr&eacute;er <strong class="spip">une agence unique charg&eacute;e de l&rsquo;int&eacute;gration</strong> qui peut &ecirc;tre mieux cantonn&eacute;e &agrave; un r&ocirc;le exclusif et &agrave; la coordination des initiatives qu&rsquo;une administration.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">2)</span></strong> Dans le contexte d&eacute;fini par l&rsquo;ensemble de mon projet, cette structure administrative pourra <strong class="spip">organiser les diff&eacute;rents aspects de l&rsquo;immigration</strong>&nbsp;:</p>
<p class="spip"><strong class="spip">A. Accueil.</strong> L&rsquo;id&eacute;al serait que des fonctionnaires form&eacute;s &agrave; cet effet dressent un bilan r&eacute;el de comp&eacute;tences et de carences, permettant la discussion, l&rsquo;adaptation et &eacute;ventuellement la r&eacute;orientation de <strong class="spip">parcours individuels</strong>, avec &agrave; chaque &eacute;tape l&rsquo;&eacute;coute attentive d&rsquo;un travailleur social. Il faut faire <strong class="spip">du &laquo;&nbsp;cousu main&nbsp;&raquo;</strong> respectant la dignit&eacute; de l&rsquo;entrant.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">B. Acc&egrave;s.</strong> <strong class="spip">Les grands &eacute;quipements sociaux et culturels doivent &ecirc;tre physiquement accessibles.</strong></p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;Le premier effort doit &ecirc;tre consenti <strong class="spip">en faveur des vieux immigr&eacute;s</strong>, dont le traitement a &eacute;t&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent inacceptable et ind&eacute;cent. Il faut leur donner, en rep&eacute;rant au moins en partie les aspects les plus choquants de leur sort, l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la sant&eacute; par l&rsquo;adaptation des structures (ouverture de dispensaires au plus pr&egrave;s de leur habitat, et non fermeture comme c&rsquo;est le cas aujourd&rsquo;hui dans le 93, dans des locaux accessibles, &agrave; des horaires adapt&eacute;s), la liquidation effective des retraites.</p>
<p class="spip">Signalons ici que la r&eacute;forme Chirac en faveur des <strong class="spip">tirailleurs</strong> n&rsquo;a constitu&eacute; qu&rsquo;un alignement de pensions partiel et tardif, ne concernant que les anciens combattants. Il faut y <strong class="spip">ajouter les engag&eacute;s non combattants, avec b&eacute;n&eacute;fice &eacute;tendu aux veuves et ayants droit et un vrai rattrapage</strong>.</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;Leurs parents &eacute;tant respect&eacute;s, les jeunes seront plus motiv&eacute;s et convaincus que l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais est juste. <strong class="spip">Le second effort doit &ecirc;tre fait en faveur de leur scolarit&eacute; et de leur formation</strong>.</p>
<p class="spip">Les enfants ne doivent pas mettre plus de trente ou quarante minutes pour rejoindre leur coll&egrave;ge&nbsp;; il faut <strong class="spip">des petites unit&eacute;s (500 &agrave; 600 &eacute;l&egrave;ves) situ&eacute;es &agrave; une distance maximum de dix minutes &agrave; pied ou par transport scolaire.</strong> Ils doivent disposer, comme tous les autres enfants, <strong class="spip">de soins de dentisterie et de lunetterie et &ecirc;tre suivis par des m&eacute;decins, des infirmi&egrave;res et des assistantes sociales et maternelles</strong>&nbsp;: un dispositif d&rsquo;assistance doit &ecirc;tre ainsi pr&eacute;vu en leur faveur.</p>
<p class="spip">Dans les &eacute;coles de parents, le fran&ccedil;ais pratiqu&eacute; n&rsquo;exclura pas le recours &agrave; la langue d&rsquo;origine. Le bilinguisme est un acquis fondamental qui doit &ecirc;tre reconnu.</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;<strong class="spip">Le troisi&egrave;me effort doit &ecirc;tre effectu&eacute;</strong>, bien entendu, en faveur de <strong class="spip">l&rsquo;emploi</strong>. Seule une politique combinant formation et accompagnement dans l&rsquo;emploi, mobilisant ensemble administrations, syndicats et entreprises, sous l&rsquo;aiguillon de l&rsquo;Etat, permettra d&rsquo;&eacute;liminer le sur-ch&ocirc;mage des immigr&eacute;s. <strong class="spip">Le grand service public de l&rsquo;emploi que je pr&eacute;conise prendra l&rsquo;initiative</strong>, et formera si possible des travailleurs dans des secteurs qui seront &agrave; la fois dans notre int&eacute;r&ecirc;t et dans celui du pays d&rsquo;origine.</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;<strong class="spip">Le quatri&egrave;me effort &agrave; faire concerne le logement</strong>. Il faut non seulement qu&rsquo;il soit assur&eacute; (cf. <a class="spip_out" href="http://www.cheminade-le-sursaut.org/XI-Logement.html">Logement - XI</a>), mais que les quartiers d&rsquo;immigr&eacute;s deviennent &laquo;&nbsp;comme les autres&nbsp;&raquo;, sans que l&rsquo;adresse n&rsquo;entra&icirc;ne aucune cons&eacute;quence sociale pour celui qui y habite.</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;<strong class="spip">Le cinqui&egrave;me effort consiste &agrave; assurer la pr&eacute;sence syst&eacute;matique et coordonn&eacute;e du service public.</strong> Sous la tutelle de la future agence, <strong class="spip">des &laquo;&nbsp;maisons du citoyen&nbsp;&raquo;</strong>, rassemblant les principaux services (administrations, emploi, sant&eacute;, allocations familiales, aide juridique, interpr&eacute;tariat et soutien &agrave; l&rsquo;enseignement du fran&ccedil;ais aux m&egrave;res de famille...), offriront <strong class="spip">un lieu d&rsquo;int&eacute;gration</strong>. Les immigr&eacute;s seront associ&eacute;s &agrave; leur gestion &agrave; travers des &laquo;&nbsp;conseils de quartier &nbsp;&raquo;, en &eacute;vitant le client&eacute;lisme politique, religieux ou culturel, &eacute;lus par tous les habitants, fran&ccedil;ais ou pas, ce qui constituera le passage vers le droit de vote des immigr&eacute;s aux &eacute;lections locales apr&egrave;s cinq ans de s&eacute;jour.</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;le sixi&egrave;me effort est en mati&egrave;re de <strong class="spip">transports</strong>&nbsp;: il faut <strong class="spip">d&eacute;senclaver</strong>, faciliter la circulation entre les quartiers et la ville, tout comme de banlieue &agrave; banlieue.</p>
<p class="spip"><img src="http://www.cheminade-le-sursaut.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" />&nbsp;Le septi&egrave;me est en mati&egrave;re de <strong class="spip">s&eacute;curit&eacute;</strong>&nbsp;: les <strong class="spip">services de police</strong> red&eacute;finis comme je le propose (cf. <a class="spip_out" href="http://www.cheminade-le-sursaut.org/XVIII-Securite-publique-non-a-l.html">S&eacute;curit&eacute; publique - XVIII</a>) devront &ecirc;tre non seulement proches et int&eacute;gr&eacute;s, mais <strong class="spip">disponibles &agrave; toute heure</strong> (commissariats ouverts jour et nuit, sans fermeture de fin de semaine).</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">3)</span> Des visas &laquo;&nbsp;ouverts&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p class="spip">En fonction de nos besoins, il faut <strong class="spip">augmenter le nombre de visas sans pillage de cerveaux. La possibilit&eacute; d&rsquo;allers-retours</strong> doit &ecirc;tre offerte&nbsp;: les travailleurs et les &eacute;tudiants qui partent ne doivent pas perdre le droit de revenir en France. Le co-d&eacute;veloppement signifie d&rsquo;abord pouvoir circuler dans les deux sens.</p>
<p class="spip">Il va sans dire que <strong class="spip">toutes les dispositions restrictives</strong>, en mati&egrave;re d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la nationalit&eacute;, de cartes de s&eacute;jour, de regroupement familial et d&rsquo;asile politique <strong class="spip">de la loi Sarkozy seront supprim&eacute;es</strong>.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">4)</span></strong> La question de la <strong class="spip">culture</strong> doit &ecirc;tre pos&eacute;e sans d&eacute;magogie&nbsp;: il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;organiser un &eacute;change entre ce que la tradition de l&rsquo;immigration porte de meilleur (par exemple, la musique arabo-andalouse, l&rsquo;apport de la philosophie arabe ou les origines de l&rsquo;Afrique) et la n&ocirc;tre (mise &agrave; disposition des acquis de notre culture de la Renaissance et de la R&eacute;publique).</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">5)</span> En mati&egrave;re de religion, l&rsquo;islam en France doit &ecirc;tre trait&eacute; ni plus ni moins comme les autres cultes.</strong> Au nom de la libert&eacute; de conscience, les fid&egrave;les doivent pouvoir disposer d&rsquo;un lieu de pri&egrave;re, de centres culturels ou locaux de r&eacute;union, construire des mosqu&eacute;es en respectant les lois et les principes de l&rsquo;urbanisme et vivre en respectant les comportements exig&eacute;s par leur religion. Les collectivit&eacute;s locales, soutenues par l&rsquo;Etat, doivent pouvoir leur offrir les moyens de construction des &eacute;difices du culte sans changer les lois sur la la&iuml;cit&eacute; (bail emphyt&eacute;otique pour les terrains, pr&ecirc;ts pour construire...)</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">6)</span> Moyens&nbsp;:</strong> il est indispensable d&rsquo;<strong class="spip">accro&icirc;tre les ressources financi&egrave;res l&agrave; o&ugrave; elles sont n&eacute;cessaires</strong>, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans les communes, les d&eacute;partements et les r&eacute;gions comportant des quartiers en difficult&eacute; et d&rsquo;importants flux d&rsquo;arriv&eacute;e de populations.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">7)</span> Harkis et leurs enfants&nbsp;:</strong> un effort particulier doit enfin &ecirc;tre consenti en leur faveur, pour leur donner les moyens de devenir r&eacute;ellement fran&ccedil;ais.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">8)</span></strong> En conclusion, la politique d&rsquo;int&eacute;gration &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de notre pays est l&rsquo;&eacute;quivalent de notre politique de co-d&eacute;veloppement &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur, celle du Pont terrestre eurasiatique et du nouveau Bretton Woods&nbsp;: dans les deux cas, <strong class="spip">l&rsquo;objectif est une nouvelle donne</strong>.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">9)</span></strong> Le gouvernement fran&ccedil;ais doit <strong class="spip">en discuter avec les chefs d&rsquo;Etats des pays concern&eacute;s, avec une coordination &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle europ&eacute;enne</strong>, en d&eacute;passant des r&eacute;unions trop souvent st&eacute;riles de la Fran&ccedil;afrique par des ordres du jour pr&eacute;cis et des engagements motiv&eacute;s.</p>
<p class="spip"><strong class="spip"><span style="font-size: 8pt;">10)</span></strong> Quant &agrave; moi, <strong class="spip">avec notre mouvement de jeunes en France, je soutiendrai les jeunes Africains pour qu&rsquo;ils aient un avenir &agrave; la fois chez eux et chez nous, selon leur choix et sans fatalit&eacute;.</strong></p>
En m&ecirc;me temps, <strong class="spip">la diaspora africaine</strong> doit se mobiliser pour peser sur le d&eacute;bat&nbsp;: elle le peut, j&rsquo;entends &ecirc;tre son &eacute;tincelle. <br /><br />http://www.cheminade-le-sursaut.org<br />]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 16:32:40 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23569327-6.html#comment32048700</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23565422-6.html#comment32044892</link>        <description><![CDATA["Beaucoup de pays sont ou se dirigent vers la r&eacute;cession" "La zone euro est frapp&eacute;e par des chocs majeurs qui affaiblissent l'activit&eacute; &eacute;conomique, et en particulier par des tensions financi&egrave;res extraordinaires", analyse le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) dans son rapport semestriel sur les perspectives &eacute;conomiques mondiales, publi&eacute; mercredi. "Beaucoup de pays sont ou se dirigent vers la r&eacute;cession", ajoute-t-il, notamment l'Italie, l'Espagne, l'Irlande et hors zone euro, le Royaume-Uni.  Si le "ralentissement a &eacute;t&eacute; initi&eacute; par la flamb&eacute;e p&eacute;troli&egrave;re et le bond de l'inflation", qui ont amput&eacute; le pouvoir d'achat des m&eacute;nages, il est aggrav&eacute; par la crise financi&egrave;re et le "resserrement des conditions de cr&eacute;dit", note le rapport. Certains pays comme l'Irlande, la Grande-Bretagne ou l'Espagne souffrent particuli&egrave;rement de la contraction du secteur immobilier, qui touche l'ensemble de l'Europe &agrave; l'exception de l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse.  L'UE en jeu Face &agrave; la brutale d&eacute;t&eacute;rioration des banques et &agrave; la chute des Bourses europ&eacute;ennes, le Fonds pr&ocirc;ne "une action concert&eacute;e et coordonn&eacute;e" des gouvernements europ&eacute;ens en faveur de la "prise en compte des actifs &agrave; probl&egrave;me et de la recapitalisation des banques". Alors que les d&eacute;cisions de certains pays face &agrave; la crise ont eu des effets adverses sur certains de leurs voisins, notamment le plan de sauvetage bancaire irlandais, le FMI appelle &agrave; ne pas "r&eacute;gresser dans l'int&eacute;gration europ&eacute;enne".  Quoiqu'il advienne, "il faudra du temps" pour restaurer la confiance dans le syst&egrave;me financier, estime-t-il. Dans son rapport, le FMI abaisse &agrave; nouveau sa pr&eacute;vision de croissance pour la zone euro &agrave; 1,3% cette ann&eacute;e contre 1,4% en ao&ucirc;t, soit moins qu'aux Etats-Unis, qui selon le Fonds atteindront 1,6% de croissance. En 2009, le rapport table sur une croissance quasi-nulle des deux c&ocirc;t&eacute;s de l'Atlantique: 0,2% en zone euro et 0,1% aux Etats-Unis. L'embellie ne devrait survenir qu'en 2010, ann&eacute;e pour laquelle le Fonds table sur un rebond de croissance &agrave; 1,4%.  Pr&eacute;diction d'une hausse du ch&ocirc;mage L'ass&egrave;chement du cr&eacute;dit p&egrave;se fortement sur l'activit&eacute; des banques, et par extension sur l'ensemble de l'&eacute;conomie. Le rapport fait part d'&eacute;carts spectaculaires entre les deux principales &eacute;conomies de la zone, puisqu'il pr&eacute;voit 1,8% de croissance pour l'Allemagne cette ann&eacute;e et seulement 0,8% pour la France. Pour le Royaume-Uni, le rapport table sur 1% de croissance cette ann&eacute;e, sur une contraction de -0,1% l'an prochain, et un rebond &agrave; 2,2% en 2010.  Le ralentissement &eacute;conomique devrait provoquer une hausse du taux de ch&ocirc;mage, qui va monter de 7,6% en 2008 &agrave; 8,3% en 2009, pr&eacute;dit le rapport. En revanche, la d&eacute;t&eacute;rioration de l'&eacute;conomie, combin&eacute;e au fort repli des prix p&eacute;troliers depuis la mi-juillet, vont entra&icirc;ner un reflux de l'inflation, qui retombera sous 2% l'an prochain. Juste avant la baisse coordonn&eacute;e mercredi des taux de six banques centrales, dont la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) et la Banque d'Angleterre (BoE), le Fonds appelait ces deux derni&egrave;res &agrave; diminuer le niveau "tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s" de leurs taux.  Dans la zone euro le taux directeur est pass&eacute; mercredi de 4,25% &agrave; 3,75%, et en Grande-Bretagne de 5% &agrave; 4,5%. Le FMI s'alarme par ailleurs des "d&eacute;ficits de certains pays (France, Gr&egrave;ce, Irlande, Italie et Portugal), encore loin de leurs objectifs de moyen terme et qui, dans certains cas, devraient exc&eacute;der &agrave; court terme la limite de 3% du PIB autoris&eacute;e par le trait&eacute; de Maastricht. Pour la Grande-Bretagne, le Fonds projette un d&eacute;ficit public de 3,5% cette ann&eacute;e.<br />&nbsp;(belga/7sur7)]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 14:18:53 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23565422-6.html#comment32044892</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de David C.]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527553-6.html#comment32027272</link>        <description><![CDATA[Pour faire face &agrave; la crise financi&egrave;re internationale:<br /> <b><br /> Faites appel &agrave; <a href="http://www.cheminade-le-sursaut.org/" target="_blank">Cheminade</a>!!!</b><br /> <br /> <a href="http://www.cheminade-le-sursaut.org/chemi_docref.php3" target="_blank">Depuis 1995</a>, Jacques Cheminade l'avait dit!!! Aujourd'hui Jacques Cheminade propose ses solutions!!!<br /> <br /> Vite demander <a href="http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-Krach.php3" target="_blank">un VRAI nouveau Bretton woods</a>!!!<br /> <br /> <a href="http://david.cabas.over-blog.fr/" target="_blank">David C.</a><br />]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 22:48:03 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527553-6.html#comment32027272</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23543333-6.html#comment32017551</link>        <description><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial;">Cette politique a &eacute;t&eacute; men&eacute;e par tous les pr&eacute;sidents de la V&egrave;me R&eacute;publique du G&eacute;n&eacute;ral de Gaulle &agrave; Jacques Chirac en passant par Fran&ccedil;ois Mitterrand ou Val&eacute;ry Giscard d&rsquo;Estaing. Sous couvert de l&rsquo;aide publique au d&eacute;veloppement (APD) et d&rsquo;un discours de la France &laquo; meilleure amie de l&rsquo;Afrique &raquo;, la France a maintenu les r&eacute;gimes en place sous perfusion permettant le pillage de leurs ressources naturelles.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>- Nicolas Sarkozy : VRP des entreprises fran&ccedil;aises en Afrique</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Avec l&rsquo;arriv&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence fran&ccedil;aise de Nicolas Sarkozy (qui avait promis une rupture avec la Fran&ccedil;afrique et les pratiques de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs), nous assistons non seulement &agrave; une perp&eacute;tuation de cette politique mais &eacute;galement &agrave; son regain, caract&eacute;ris&eacute; par une d&eacute;fense affich&eacute;e et revendiqu&eacute;e des int&eacute;r&ecirc;ts fran&ccedil;ais en Afrique : ventes d&rsquo;armes, prolif&eacute;ration du irresponsable du nucl&eacute;aire, conqu&ecirc;te de nouveaux march&eacute;s par Total, Bollor&eacute;, Areva, Bouygues (et bien d&rsquo;autres) en Angola, au Soudan, au Congo, etc.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la Coop&eacute;ration, Alain Joyandet, a d&rsquo;ailleurs pris les attributs de son homologue du Commerce ext&eacute;rieur en se faisant le porte-voix des seuls int&eacute;r&ecirc;ts fran&ccedil;ais : &laquo; L&rsquo;implantation des entreprises fran&ccedil;aises en Afrique est l&rsquo;une de mes priorit&eacute;s &raquo; (lejdd.fr, 20 mai 2008) ; ou encore : &laquo; On veut aider les Africains, mais il faut que cela nous rapporte&nbsp; &raquo; (Lib&eacute;ration, 24 juin 2008).</span></p>
<span style="font-family: Arial;">S&rsquo;il para&icirc;t l&eacute;gitime que des entreprises priv&eacute;es d&eacute;fendent leurs int&eacute;r&ecirc;ts dans le<br /></span><span style="font-family: Arial;">monde, le fait que la diplomatie fran&ccedil;aise, mais aussi la </span><span style="font-family: Arial;">Coop&eacute;ration, se donnent </span><span style="font-family: Arial;">quasi essentiellement comme mission de d&eacute;fendre et promouvoir des int&eacute;r&ecirc;ts particuliers, pose un v&eacute;ritable probl&egrave;me &eacute;thique et r&eacute;v&egrave;le un renoncement des autorit&eacute;s fran&ccedil;aises &agrave; la promotion des droits de l&rsquo;Homme, de la d&eacute;mocratie et &agrave; la lutte contre la corruption. Nous assistons ici &agrave; un v&eacute;ritable retour en arri&egrave;re et &agrave; une n&eacute;gation des r&eacute;flexions des &eacute;conomistes du d&eacute;veloppement.</span>
<p><span style="font-family: Arial;">C&rsquo;est cette &laquo; Coop&eacute;ration business &raquo; que Survie entend d&eacute;noncer dans le pr&eacute;sent dossier en proposant des &eacute;clairages sur le r&ocirc;le de quelques entreprises phares de la Fran&ccedil;afrique, fortement implant&eacute;es sur le continent et qui portent une responsabilit&eacute; importante dans la situation politique et &eacute;conomique de l&rsquo;Afrique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Pour Survie, les responsables politiques fran&ccedil;ais (au niveau de l&rsquo;ex&eacute;cutif mais aussi du Parlement) doivent au contraire imp&eacute;rativement s&rsquo;engager &agrave; cesser de soutenir les dictateurs et les r&eacute;gimes autoritaires, &agrave; promouvoir la d&eacute;mocratie, la bonne gouvernance, et le respect des droits de l&rsquo;Homme. Ils doivent s&rsquo;engager plus en avant dans la lutte contre la corruption (par les entreprises ou hommes politiques fran&ccedil;ais), rendre contraignant le principe de responsabilit&eacute; sociale et environnementale (RSE) des entreprises fran&ccedil;aises en Afrique (y compris de leurs filiales) et enfin cesser de sacrifier le d&eacute;veloppement des populations africaines sur l&rsquo;autel des int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques d&rsquo;une minorit&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Au lieu de se lancer, dans le cadre d&rsquo;une comp&eacute;tition mondiale (avec les &Eacute;tats-unis, la Chine, le Canada, etc.), dans une conqu&ecirc;te effr&eacute;n&eacute;e des march&eacute;s africains, la France doit au contraire donner l&rsquo;exemple et &ecirc;tre moteur pour faire changer le droit international et promouvoir un ordre international plus juste, respectueux du droit des peuples &agrave; se d&eacute;velopper.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>- Pillage et dictatures au Sud. Profits du Nord</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">En effet, le plus souvent, l&rsquo;implantation de grandes entreprises fran&ccedil;aises (et &eacute;trang&egrave;res) en Afrique a un impact n&eacute;gatif sur le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social : pollution (lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;entreprises comme Areva ou Total), corruption, pillage des ressources naturelles. Or, compte tenu de la faiblesse des &Eacute;tats africains et surtout de l&rsquo;incurie de la plupart des leurs r&eacute;gimes, il n&rsquo;existe pas de syst&egrave;me de contr&ocirc;le des activit&eacute;s de ces entreprises, tant au niveau environnemental que social (conditions de travail, niveau de r&eacute;mun&eacute;ration, etc.).</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">D&rsquo;autre part, l&rsquo;implantation d&rsquo;entreprises fran&ccedil;aises emp&ecirc;che l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un entreprenariat local solide, par substitution aux entreprises locales. Les entreprises qui s&rsquo;implantent sont tourn&eacute;es vers la satisfaction des besoins des pays du nord et non des pays africains. Elles contribuent ainsi &agrave; l&rsquo;extraversion des &eacute;conomies africaines, alors qu&rsquo;au contraire, les pays africains doivent d&rsquo;une part subvenir &agrave; leurs besoins et d&rsquo;autre part renforcer leurs march&eacute;s int&eacute;rieurs d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute;s par les in&eacute;galit&eacute;s Nord-Sud (in&eacute;galit&eacute; des termes de l&rsquo;&eacute;change, prix des mati&egrave;res premi&egrave;res fix&eacute;s par le nord, d&eacute;ficit commercial, subvention des agricultures du nord, etc.). Aussi, les b&eacute;n&eacute;fices des entreprises sont rapatri&eacute;s au nord, dans les banques et parfois les paradis fiscaux. Le solde des flux financiers entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique est en fait largement en faveur du nord et non l&rsquo;inverse.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Il existe &eacute;galement de graves probl&egrave;mes en terme de transparence, notamment dans l&rsquo;exploitation des ressources naturelles. En effet, celle-ci donne g&eacute;n&eacute;ralement lieu, avec la connivence des entreprises fran&ccedil;aises, &agrave; de vastes d&eacute;tournements d&rsquo;argent par les dirigeants au pouvoir qui ne redistribuent par les richesses aux populations qui ne voient pas de retomb&eacute;es en terme de politiques publiques, de services sociaux, sanitaires, d&rsquo;&eacute;ducation ou d&rsquo;aides aux producteurs, etc. C&rsquo;est le paradoxe entre richesse naturelle et pauvret&eacute; end&eacute;mique. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;implantation d&rsquo;entreprises fran&ccedil;aises dans des secteurs dits de &laquo; service public&nbsp; &raquo; (eau, transport, &eacute;lectricit&eacute;, etc.) contribue &agrave; fragiliser les &Eacute;tats et &agrave; la destruction du bien public.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">En outre, la corruption et les d&eacute;tournements qui accompagnent les activit&eacute;s des entreprises fran&ccedil;aises permettent le financement de r&eacute;gimes r&eacute;pressifs et dictatoriaux et renforcent ainsi leur pouvoir, repoussant vers un avenir incertain les espoirs d&eacute;mocratiques des populations. Entreprises fran&ccedil;aises et pouvoir politique s&rsquo;allient ainsi afin de financer des r&eacute;gimes dictatoriaux &agrave; m&ecirc;me d&rsquo;assurer la stabilit&eacute; dont les entreprises fran&ccedil;aises ont besoin pour op&eacute;rer.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>- Une &laquo; Coop&eacute;ration business &raquo; inacceptable</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Bas&eacute;e sur les principes de croissance et de commerce (qui ne profitent qu&rsquo;&agrave; une minorit&eacute;), la conception fran&ccedil;aise de la <embed type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="200" src="http://www.camer.be/UserFiles/Flash/camsersport.swf" scale="ShowAll" play="true" loop="true" menu="true" wmode="Window" quality="1"></embed>coop&eacute;ration d&eacute;fendue par Nicolas <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Sarkozy et relay&eacute;e par Alain Joyandet, va &agrave; l&rsquo;encontre des principes m&ecirc;me du d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique et humain. Or, ce paradigme a &eacute;t&eacute; depuis longtemps d&eacute;j&agrave; remis en cause par les experts du d&eacute;veloppement. Ce qui n&rsquo;emp&ecirc;che pas l&rsquo;Agence fran&ccedil;aise de d&eacute;veloppement (AFD) de financer certaines entreprises fran&ccedil;aises : au lieu d&rsquo;oeuvrer pour le d&eacute;veloppement, la Coop&eacute;ration en revient au principe de l&rsquo;aide li&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>Au sommaire du dossier :</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">&nbsp;Introduction : Pourquoi un dossier &laquo; Diplomatie, Business et Dictatures &raquo; ? <br /> &nbsp;Fiche 1 : Histoire de la politique &eacute;conomique de la France en Afrique <br /> &nbsp;Fiche 2 : Total[itaire] : que serait TOTAL sans le p&eacute;trole africain ? <br /> &nbsp;Fiche 3 : Quand les Rougier &laquo; massacrent &agrave; la tron&ccedil;onneuse &raquo; <br /> &nbsp;Fiche 4 : BNP-Paribas : &laquo; Pour parler franchement&hellip; votre argent m&rsquo;int&eacute;resse &raquo; <br /> &nbsp;Fiche 5 : Le Cameroun de toutes les incertitudes</span></p>
<div id="date">&copy; Source : survie.org</div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 19:13:11 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23543333-6.html#comment32017551</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23543108-6.html#comment32017037</link>        <description><![CDATA[<span><span>
<p class="spip">Sans doute l&rsquo;immigration a-t-elle &eacute;t&eacute; au centre de ce p&eacute;riple africain de Hortefeux, puisque c&rsquo;est au lendemain de l&rsquo;inauguration d&rsquo;un observatoire sur l&rsquo;immigration &agrave; Bamako qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu au Burkina, o&ugrave; le sujet a &eacute;t&eacute; d&rsquo;actualit&eacute; lors de l&rsquo;audience &agrave; lui accord&eacute;e par Blaise Compaor&eacute;, comme le confirment ses propos postaudience&nbsp;: &laquo;&nbsp;Notre souhait est de signer dans des d&eacute;lais rapproch&eacute;s avec le BF, comme nous l&rsquo;avons fait avec d&rsquo;autres pays, un accord qui permette d&rsquo;organiser la migration l&eacute;gale..., de lutter contre l&rsquo;immigration ill&eacute;gale, qui concerne d&rsquo;ailleurs tr&egrave;s peu le BF...&nbsp;&raquo;. Selon certains, s&rsquo;il y a bien quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;est pas le bienvenu en Afrique, c&rsquo;est Hortefeux, celui qui partage plus de trois d&eacute;cennies de compagnonnage avec Nicolas Sarkozy, et &agrave; qui ce dernier a confi&eacute; le sale boulot&nbsp;: le videur de France.</p>
<p class="spip">Dire donc qu&rsquo;il tra&icirc;ne ce parfum d&rsquo;ind&eacute;sirable chez des Africains est un truisme. Car, dans la perception des potentiels migrants, cette soif de parachever le travail entrepris par Sarko. lorsqu&rsquo;il &eacute;tait &agrave; l&rsquo;Int&eacute;rieur, &agrave; savoir l&rsquo;immigration concert&eacute;e, &laquo;&nbsp;la choisie&nbsp;&raquo; &eacute;tant proscrite, permet ni plus ni moins &agrave; l&rsquo;Hexagone, de trier sur le volet, &agrave; la limite dessoucher les cerveaux, l&rsquo;&eacute;lite dont a besoin le continent noir.</p>
<p class="spip">Mais &agrave; l&rsquo;analyse, cette rengaine n&rsquo;a-t-elle pas &eacute;t&eacute; trop longtemps serin&eacute;e&nbsp;? Le moment n&rsquo;est-il pas venu pour les Africains de trouver des solutions &agrave; cet exode&nbsp;? Il fut un temps o&ugrave; l&rsquo;Europe, en particulier la France, &eacute;tait le pays de cocagne. M&ecirc;me si le lait et le miel n&rsquo;y coulaient pas &agrave; gogo, les &eacute;migr&eacute;s avaient de quoi s&rsquo;occuper, se nourrir, se loger et se v&ecirc;tir.</p>
<p class="spip">La nouvelle donne ne montre plus que des immigr&eacute;s entass&eacute;s dans des &eacute;glises, que forcent des policiers pour les en d&eacute;loger, des hommes encha&icirc;n&eacute;s embarqu&eacute;s de force sur les vols a&eacute;riens vers le bercail, des SDF, bref des Africains r&eacute;duits &agrave; &ecirc;tre la lie de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise.</p>
<p class="spip">Au vu de ces r&eacute;alit&eacute;s, les dirigeants africains doivent avoir un minimum de dignit&eacute; et ne pas continuer cette complainte d&eacute;plac&eacute;e. L&rsquo;heure est &agrave; l&rsquo;acceptation de la volont&eacute; des Europ&eacute;ens&nbsp;: s&lsquo;ils veulent se barricader chez eux, qu&rsquo;ils le fassent, comme nous l&rsquo;&eacute;crivions dans une de nos pr&eacute;c&eacute;dentes Grilles de lecture.</p>
<p class="spip">Non, il faut laisser Brice Hortefeux tranquille, car apr&egrave;s tout les jeunes S&eacute;n&eacute;galais qui s&rsquo;&eacute;lancent sur des rafiots vers l&rsquo;Europe aux cris de &laquo;&nbsp;Barcelone ou la mort&nbsp;!&nbsp;&raquo;, et dont certains finissent effectivement dans les profondeurs de l&rsquo;oc&eacute;an, ne le font pas sur instigation de la France. Mais c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont que la mis&egrave;re pour viatique et un horizon bouch&eacute;.</p>
<p class="spip">La solution de facilit&eacute; consiste donc &agrave; battre sa coulpe sur la poitrine de Hortefeux, posture injuste et inefficace contre un ph&eacute;nom&egrave;ne qui concerne aussi bien le pays d&rsquo;immigration que le pays d&rsquo;origine, car, en attendant celui qui avait dit que la France ne peut pas accueillir toute la mis&egrave;re de l&rsquo;Afrique n&rsquo;est autre que le socialiste Michel Rocard, engonc&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans ses certitudes premier minist&eacute;rielles.</p>
<p class="spip">Non, le probl&egrave;me n&rsquo;est pas uniquement Sarkozy, ni Hortefeux, mais plut&ocirc;t les Africains, qui devront aussi, ne serait-ce que de temps en temps, se regarder dans un miroir ,sans quoi toutes les incantations ne sont qu&rsquo;un aveu d&rsquo;&eacute;chec des politiques de leurs dirigeants.</p>
<p class="spip">Zowenmanogo Dieudonn&eacute; Zoungrana</p>
</span></span>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 19:02:15 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23543108-6.html#comment32017037</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23542905-6.html#comment32016765</link>        <description><![CDATA[<p>"En Afrique, beaucoup de m&eacute;dicaments sont pay&eacute;s par le Fonds mondial (de lutte contre le sida) ou par les Am&eacute;ricains ou par la France, et c'est donn&eacute; gratuitement. Est-ce que &ccedil;a va continuer ?", a-t-il demand&eacute;.</p>
<p>"Nous sommes inquiets un peu pour l'avenir et nous lui avons demand&eacute; de continuer ses efforts en France et dans le monde", a poursuivi le chercheur, r&eacute;compens&eacute; par le jury Nobel pour avoir isol&eacute; le virus du sida.</p>
<p>"Il nous a dit qu'il y avait des inqui&eacute;tudes mais qu'il souhaitait continuer &agrave; soutenir la recherche", a rapport&eacute; pour sa part Mme Barr&eacute;-Sinoussi.</p>
<p>"On a beaucoup insist&eacute; pour que l'aide de la France au Fonds mondial, en particulier, continue parce qu'il en va de la vie de beaucoup de patients dans le monde", a-t-elle &eacute;galement ajout&eacute;.</p>
<p>Les ONG humanitaires accusent r&eacute;guli&egrave;rement les pays les plus riches de la plan&egrave;te, dont la France, de ne pas tenir leurs engagements d'aide &agrave; l'Afrique. Paris est &eacute;galement accus&eacute; ne ne pas verser sa quote-part au Fonds global contre le sida, la tuberculose et la malaria.</p>
<p>Les deux chercheurs, r&eacute;compens&eacute;s lundi du prix Nobel de m&eacute;decine 2008, ont &eacute;galement indiqu&eacute; avoir &eacute;voqu&eacute; avec Nicolas Sarkozy l'&eacute;tat de la recherche en France. Le pr&eacute;sident s'est engag&eacute; &agrave; porter l'effort de recherche &agrave; 3% du PIB d'ici 2012 en mobilisant 15 milliards d'euros suppl&eacute;mentaires, dont 4 &agrave; la seule charge de l'Etat.</p>
<p>"Il y a un probl&egrave;me d'innovation en France, il y a un probl&egrave;me d'argent mais c'est aussi un probl&egrave;me de mentalit&eacute;", a d&eacute;plor&eacute; Luc Montagnier. "On a insist&eacute; sur le fait que la recherche pour la France est quelque chose de fondamental pour son avenir &eacute;conomique, surtout en p&eacute;riode de crise", a-t-il dit.</p>
<p>&copy;AFP</p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 18:56:13 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23542905-6.html#comment32016765</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23542417-6.html#comment32016129</link>        <description><![CDATA["Cela ne me viendrait pas &agrave; l'id&eacute;e de dissuader quiconque de donner son concours &agrave; la justice (... ) L'id&eacute;e qu'on puisse m'imaginer en nervi est assez surr&eacute;aliste", dit Patrick Ouart au juge, selon ce proc&egrave;s-verbal.  Dans une note vers&eacute;e au dossier, que Reuters a aussi consult&eacute;e, le juge Rama&euml;l explique qu'un t&eacute;moin qu'il avait convoqu&eacute; le 28 juillet dernier lui a expliqu&eacute; que Patrick Ouart et un autre fonctionnaire de l'Elys&eacute;e, qu'il n'a pas voulu nommer, auraient fait pression pour qu'il ne d&eacute;pose pas dans le dossier Kieffer, sous la menace d'une d&eacute;cision de justice d&eacute;favorable dans un autre dossier.  Le fr&egrave;re et l'&eacute;pouse de Guy-Andr&eacute; Kieffer, ainsi que l'organisation Reporters sans fronti&egrave;res, ont donn&eacute; une conf&eacute;rence de presse pr&egrave;s du palais de justice de Paris lundi pour demander une nouvelle enqu&ecirc;te sur cette affaire de pressions pr&eacute;sum&eacute;es sur un t&eacute;moin.  Fait rarissime dans l'histoire judiciaire fran&ccedil;aise, le juge Rama&euml;l s'est rendu en juillet dans un service de l'Elys&eacute;e et y a saisi un dossier sur la disparition de Guy-Andr&eacute; Kieffer.  Le juge soup&ccedil;onne des officiels ivoiriens d'avoir ordonn&eacute; le meurtre du journaliste. Convoqu&eacute;s par le magistrat fran&ccedil;ais le 10 juillet, Simone Gbagbo, &eacute;pouse du pr&eacute;sident Laurent Gbagbo, et l'ex-ministre de l'Economie Paul-Antoine Bohoun Bouabr&eacute; ne sont pas venus.  L'entourage de Guy-Andr&eacute; Kieffer, journaliste sp&eacute;cialis&eacute; dans les questions de mati&egrave;res premi&egrave;res, notamment le cacao, dont la C&ocirc;te d'Ivoire est le premier producteur mondial, pense qu'il a &eacute;t&eacute; assassin&eacute;. Ses proches disent qu'il enqu&ecirc;tait sur des malversations commises par les autorit&eacute;s. Le juge Rama&euml;l examine l'hypoth&egrave;se d'un crime &agrave; mobile politique.<br /><br />&nbsp;Thierry L&eacute;v&ecirc;que, &eacute;dit&eacute; par Gilles Trequesser]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 18:41:59 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23542417-6.html#comment32016129</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527932-6.html#comment32000387</link>        <description><![CDATA[L&rsquo;&eacute;conomiste en chef de la Banque Mondiale pour l&rsquo;Afrique, Shanta Devarajan, a tenu le 6 octobre dernier une importante communication &agrave; l&rsquo;occasion des assembl&eacute;es annuelles de la BM et du Fonds mon&eacute;taire internationale (FMI) autour de l&rsquo;impact de la crise financi&egrave;re sur les &eacute;conomies des pays en d&eacute;veloppement.<br /> <br /> Devant la dizaine de pays francophones d&rsquo;Afrique repr&eacute;sent&eacute;e lors de ces assises, l&rsquo;&eacute;conomiste a d&eacute;gag&eacute; la vision de la BM et le r&ocirc;le accru qui doit &ecirc;tre d&eacute;volu aux Africains pour saisir les nouvelles opportunit&eacute;s. <br /> <br /> Rappelant l&rsquo;importante r&eacute;union des institutions de Breton Woods pr&eacute;vue dans une semaine &agrave; Washington, l&rsquo;&eacute;conomiste en chef de la BM pour l&rsquo;Afrique a expliqu&eacute; le probl&egrave;me actuel comme tenant essentiellement d&rsquo;une mauvaise r&eacute;glementation du syst&egrave;me financier, notamment sur les march&eacute;s secondaires aux Etats-Unis et en Europe, non soumis aux m&ecirc;mes r&egrave;gles que les fonds fiduciaires et boursiers.<br /> <br /> Le chercheur et ancien professeur &agrave; Harvard a notamment expliqu&eacute; que l&rsquo;impact majeur &agrave; en attendre pour l&rsquo;Afrique viendrait de la diminution des flux de l&rsquo;aide au d&eacute;veloppement qui ont jusqu&rsquo;ici soutenu l&rsquo;investissement. <br /> <br /> Monsieur Devarajan a indiqu&eacute; que la crise survient dans une situation sans pr&eacute;c&eacute;dent, l&rsquo;Afrique enregistrant pour la premi&egrave;re fois depuis 30 ans des taux de croissance comparables &agrave; ceux des autres pays en d&eacute;veloppement, hormis la Chine et l&rsquo;Inde.<br /> <br /> Selon l&rsquo;orateur, ce contexte offre l&rsquo;opportunit&eacute; de r&eacute;duire, voire d&rsquo;&eacute;liminer la pauvret&eacute;, eu &eacute;gard que l&rsquo;impact limit&eacute; sur l&rsquo;&eacute;conomie du continent en raison des r&egrave;gles prudentielles des banques africaines qui impliquent que la plupart des pr&ecirc;ts restent dans leurs bilans alors que les march&eacute;s secondaires y sont tr&egrave;s &eacute;troits.<br /> <br /> Outre le risque de voir une chute des flux de capitaux au regard de l&rsquo;impact de la crise sur les &eacute;conomies des donateurs traditionnels, Devarajan a &eacute;galement &eacute;voqu&eacute; les effets li&eacute;s &agrave; l&rsquo;accroissement de l&rsquo;inflation sur les denr&eacute;es alimentaires et &agrave; la baisse de la comp&eacute;titivit&eacute; pour ceux de la zone Franc &agrave; cause de la parit&eacute; fixe avec l&rsquo;euro qui s&rsquo;est d&eacute;pr&eacute;ci&eacute; de 20 &agrave; 30%.<br /> <br /> Les questions ont principalement abord&eacute; l&rsquo;impact de la r&eacute;cession annonc&eacute;e sur les prix des produits primaires, comme le cacao de la C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, sur le secteur textile, qui b&eacute;n&eacute;ficie de l&rsquo;Agoa, sur les politiques d&rsquo;ajustement structurel et le paradigme lib&eacute;ral ou sur l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; d&rsquo;un plan Marshall pour l&rsquo;Afrique compte tenu des injections de fonds pour sauver les banques aux Etats-Unis et en Europe. <br /> <br /> Le conf&eacute;rencier a estim&eacute; &agrave; cet effet que la Banque Mondiale avait pr&eacute;par&eacute; depuis 2 ou 3 ans certains pays, comme le Gabon, aux crises en g&eacute;n&eacute;ral, gr&acirc;ce &agrave; la promotion d&rsquo;une diversification des sources d&rsquo;investissement et de financement du d&eacute;veloppement.<br /> Sur la question des ajustements structurels, monsieur Devarajan a expliqu&eacute; que les taux de croissance actuels qui tournent autour de 6,5 % ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s en partie gr&acirc;ce &agrave; la restauration des &eacute;quilibres macro&eacute;conomiques, m&ecirc;me si d&rsquo;autres facteurs entrent en jeu et sont pris en compte, comme l&rsquo;&eacute;ducation, la sant&eacute; et les infrastructures.<br /> <br /> Au chapitre de la r&eacute;cession, le conf&eacute;rencier a maintenu que son impact d&eacute;pendrait de la r&eacute;action des pays donateurs &agrave; la crise avec un accent mis sur le maintien des engagements de Gleeneagle. Il a par ailleurs rappel&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de commune mesure entre les 20 milliards de dollars d&rsquo;aide &agrave; l&rsquo;Afrique et les 700 milliards inject&eacute;s pour soutenir les banques ou les 10 milliards que co&ucirc;te chaque ann&eacute;e la guerre en Irak. Sur les prix des produits primaires, avec une baisse pr&eacute;vue du baril de p&eacute;trole, seuls les pays &agrave; parit&eacute; fixe en p&acirc;tiraient s&eacute;rieusement.<br /> <br />&nbsp;                                                       <span class="foot_txt"></span>Gaboneco&nbsp;&nbsp; <br />]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 11:11:16 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527932-6.html#comment32000387</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527738-6.html#comment32000176</link>        <description><![CDATA["L'Afrique est moins expos&eacute;e en raison de ses relations limit&eacute;es avec la communaut&eacute; financi&egrave;re internationale (...), mais j'ai des raisons de m'inqui&eacute;ter s&eacute;rieusement des effets &eacute;conomiques &agrave; terme sur le continent", a averti mardi Donald Kaberuka, pr&eacute;sident de la Banque africaine de d&eacute;veloppement (BAD).<br /><br />Parlant de "la fin d'une &eacute;poque", le patron de la BAD a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; insister sur la menace engendr&eacute;e par les troubles financiers pour la croissance en Afrique.<br /><br />"C'est l'effet &eacute;conomique &agrave; long terme qui nous cause d'&eacute;normes soucis", a-t-il dit au cours d'une conf&eacute;rence de presse &agrave; Tunis, pr&eacute;voyant des "retomb&eacute;es variables" selon les pays du continent.<br /><br />Les Etats &agrave; &eacute;conomie plus ou moins ouverte au mouvement des capitaux seront les plus touch&eacute;s par le d&eacute;s&eacute;quilibre des taux de change, a-t-il averti.<br /><br />Globalement, les r&eacute;serves externes de l'Afrique sont pass&eacute;es de 1 milliard de dollars en 2002 &agrave; 4 voire 5 milliards d&eacute;pos&eacute;s actuellement dans les banques &eacute;trang&egrave;res. "Cela pose quand m&ecirc;me probl&egrave;me!", a-t-il lanc&eacute;.<br /><br />En g&eacute;n&eacute;ral, les &eacute;conomies africaines seront frapp&eacute;es par le fl&eacute;chissement attendu de la croissance mondiale et une baisse de la demande apr&egrave;s une d&eacute;cennie de croissance au taux annuel de 7% gr&acirc;ce &agrave; la demande du p&eacute;trole et de mati&egrave;res premi&egrave;res (caf&eacute;, cacao...).<br /><br />"Nous allons dans une phase de demande r&eacute;duite" et l'effet se fait d&eacute;j&agrave; sentir dans certains march&eacute;s &eacute;mergents (Inde, br&eacute;sil, Chine), a affirm&eacute; le pr&eacute;sident de la BAD.<br /><br />De nombreux pays au sud du Sahara seront affect&eacute;s par un recul attendu des transferts financiers de leurs ressortissants immigr&eacute;s dans les pays de l'Organisation pour la coop&eacute;ration et le d&eacute;veloppement &eacute;conomiques (OCDE), le volume de ces avoirs d&eacute;passant pour certains celui des exportations ou de l'aide publique.<br /><br />La crise financi&egrave;re rendra &eacute;galement les fonds plus co&ucirc;teux pour les Etats &agrave; revenu interm&eacute;diaire, qui n'auront plus l'acc&egrave;s facile aux march&eacute;s des capitaux (Afrique du Sud, Tunisie, Maroc, Egypte), a-t-il ajout&eacute;.<br /><br />Il y a un risque de r&eacute;cession pour les pays qui d&eacute;pendent du tourisme et ceux qui sont d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute;s par la crise alimentaire ou les conflits (Malawi, Centrafrique, Sierra Leone, Burundi, Liberia, C&ocirc;te d'Ivoire).<br /><br />Autres craintes de l'Afrique: une remont&eacute;e du protectionnisme et le co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; du sauvetage du syst&egrave;me financier qui va peser sur les budgets et risque de grever l'aide publique au d&eacute;veloppement.<br /><br />D&eacute;crivant un "syst&egrave;me multilat&eacute;ral en disfonctionnement total", il a pr&eacute;vu "des ann&eacute;es sombres", si jamais l'aide au d&eacute;veloppement devait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme "une d&eacute;pense non-prioritaire".<br /><br />Il a cependant &eacute;cart&eacute; la fin du syst&egrave;me des march&eacute;s et "exhort&eacute;" les Etats d'Afrique &agrave; aller de l'avant avec leurs r&eacute;formes macro&eacute;conomiques.<br /><br />Pour lui, l'Afrique restera "une destination attrayante" pour les investissements gr&acirc;ce &agrave; un meilleur climat d'affaires et au "risque minime" pour le syst&egrave;me financier.<br /><br />Confirmant les pr&eacute;visions de croissance au taux moyen de 6,5% en 2008, l'ex-ministre rwandais des Finances a affirm&eacute; la solidit&eacute; du groupe qu'il dirige depuis 2005, gr&acirc;ce &agrave; "un bon matelas" de liquidit&eacute;s.<br /><br />La BAD "s'inqui&egrave;te et pr&ocirc;ne la vigilance", a-t-il lanc&eacute; avant d'&eacute;voquer des mesures d&eacute;cid&eacute;es par le groupe depuis le d&eacute;but de la crise, en juillet, pour mieux accompagner l'Afrique et pr&eacute;server le "bon rating" de la banque.<br /><br />Fond&eacute; en 1964, le groupe (77 Etats membres) compte parmi les cinq principales banques multilat&eacute;rales de d&eacute;veloppement au monde, avec des financements records &agrave; 4,3 milliards de dollars en 2007.<br />]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 11:05:38 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527738-6.html#comment32000176</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527553-6.html#comment31999911</link>        <description><![CDATA[Le pr&eacute;sident s&eacute;n&eacute;galais, Abdoulaye Wade, a particip&eacute; au World Policy Forum, un colloque organis&eacute; &agrave; Evian (centre-est de la France) par l&rsquo;Institut fran&ccedil;ais des relations internationales (IFRI) pour discuter de la crise financi&egrave;re. Il a livr&eacute; &agrave; RFI son point de vue sur cette impasse &eacute;conomique que traversent actuellement les march&eacute;s.<br /><br />
<div class="texte">
<p><strong>Abdoulaye Wade&nbsp;:</strong> Mille milliards ou deux mille milliards, la crise financi&egrave;re ne trouvera pas sa solution dans le Nord. Tout cet argent destin&eacute; &agrave; &ecirc;tre inject&eacute; pour renflouer les banques vient bien de quelque part, des budgets. Or, les budgets, se sont les populations. Cette solution ne r&eacute;soudra pas les probl&egrave;mes de l&rsquo;emploi tant que cela ne d&eacute;bouchera pas sur des investissements cr&eacute;ateurs d&rsquo;emplois. Le ch&ocirc;mage va continuer &agrave; persister, c&rsquo;est pourquoi ce syst&egrave;me para&icirc;t un peu absurde.</p>
<p>L&rsquo;argent qu&rsquo;il faut pour d&eacute;velopper l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est pas beaucoup par rapport &agrave; tous ces mouvements d&rsquo;argent.</p>
<p><strong>RFI&nbsp;:</strong><em> Alors comment expliquer le retard de d&eacute;veloppement de l&rsquo;Afrique&nbsp;?</em></p>
<p><strong>Abdoulaye Wade&nbsp;: </strong>Nous n&rsquo;avons pas le sentiment qu&rsquo;on fait tout ce qu&rsquo;il faut pour d&eacute;velopper l&rsquo;Afrique. Je ne dis pas qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;aide, ce n&rsquo;est pas vrai, mais dire que le d&eacute;veloppement de l&rsquo;Afrique est une priorit&eacute; pour les pays d&eacute;velopp&eacute;s n&rsquo;est pas vrai non plus. Il n&rsquo;y a pas une volont&eacute; de faire du d&eacute;veloppement.</p>
<p>La volont&eacute; de d&eacute;veloppement, pour moi, serait r&eacute;elle si on adoptait un principe d&rsquo;investissement budg&eacute;taire du Nord vers le Sud comme les pays d&eacute;velopp&eacute;s le font quand ils ont des r&eacute;gions sous-d&eacute;velopp&eacute;es. Ce ne serait pas de l&rsquo;argent perdu, ce serait un investissement qui cr&eacute;erait dans le Sud des emplois, des structures, des routes, etc. Cet argent serait partag&eacute;&nbsp;: les profits reviendraient aux pays du Nord.</p>
<p><strong>RFI&nbsp;:</strong><em> Mais dans l&rsquo;imm&eacute;diat, cette crise, c&rsquo;est encore moins d&rsquo;argent pour l&rsquo;Afrique&hellip; </em></p>
<p><strong>Abdoulaye Wade&nbsp;:</strong> Pas la peine de s&rsquo;alarmer pour autant. &nbsp;Il ne faut pas juger l&rsquo;effet de la crise par le fait que les bourgeois ne pourront plus voyager ou qu&rsquo;ils ne vont plus vivre dans des conditions de luxe. C&rsquo;est marginal par rapport &agrave; l&rsquo;Afrique profonde&nbsp;! C&rsquo;est 700 millions de paysans, de pauvres&nbsp;! Ces gens-l&agrave;, s&rsquo;ils ont &agrave; manger, le reste, pour eux, &ccedil;a va pas mal&nbsp;!</p>
<p>Cette crise sera limit&eacute;e pour l&rsquo;Afrique. M&ecirc;me si chez moi, il y a des banques qui vont s&rsquo;effondrer. La survie de la croissance du monde est en Afrique. Comme les Etats-Unis ont permis &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie mondiale de se d&eacute;velopper et de conna&icirc;tre une croissance de longue dur&eacute;e depuis le d&eacute;but du 19<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle. En m&ecirc;me temps que l&rsquo;Afrique se d&eacute;veloppera gr&acirc;ce &agrave; ses mati&egrave;res premi&egrave;res et gr&acirc;ce &agrave; ses ressources humaines, il y aura des profits qui seront g&eacute;n&eacute;r&eacute;s pour ceux qui vont investir.</p>
</div>
<div class="pied">Propos recueillis par Farida Ayari</div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 10:58:43 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23527553-6.html#comment31999911</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23519297-6.html#comment31989665</link>        <description><![CDATA[<span class="Style3">A ce propos, le pr&eacute;sident en exercice du Comit&eacute; minist&eacute;riel de l&rsquo;Union mon&eacute;taire de l&rsquo;Afrique centrale, le Tchadien Gata Ngoulou, ministre des Finances et du budget dans son pays, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse, &agrave; la fin des assises d&rsquo;hier, que le pouvoir financier, dans certains domaines qu&rsquo;il s&rsquo;est gard&eacute; de citer, s&rsquo;est accru en Afrique centrale. Il a &eacute;galement indiqu&eacute; que l&rsquo;effondrement actuel du syst&egrave;me financier am&eacute;ricain n&rsquo;&eacute;branle la zone Franc. Toutefois, il observe que des banques de cette zone entretiennent des relations &eacute;troites avec leurs homologues aux Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique, et peuvent, d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre, ressentir les effets de la faillite du syst&egrave;me financier am&eacute;ricain. Mais il rassure que des mesures sont prises pour juguler d&rsquo;&eacute;ventuelles r&eacute;percutions du marasme am&eacute;ricain sur le syst&egrave;me financier de la zone franc.<br /> En dehors de cette question cruciale, les ministres ont planch&eacute; sur l&rsquo;&eacute;pineux probl&egrave;me de rapatriement des recettes d&rsquo;exportation du p&eacute;trole. Mais rien n&rsquo;a filtr&eacute; sur les conclusions auxquels ils ont abouti. De m&ecirc;me qu&rsquo;ils ont examin&eacute; plusieurs projets, dont celui sur le r&egrave;glement Cemac portant attribution des comp&eacute;tences &agrave; la Cobac pour la d&eacute;termination des cat&eacute;gories des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit, de leur capital minimum, de la forme juridique et des activit&eacute;s autoris&eacute;es. Le projet de r&egrave;glement Cemac sur le gouvernement d&rsquo;entreprise dans les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit a aussi &eacute;t&eacute; au menu de leurs &eacute;changes ; tout comme la convention de subvention de la Commission de l&rsquo;Uemoa pour la deuxi&egrave;me phase des activit&eacute;s du projet r&eacute;gional de formation en gestion de la dette en Afrique du centre et de l&rsquo;Ouest. D&rsquo;autres points d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t majeur, tels que le projet IDA d&rsquo;appui aux institutions financi&egrave;res de la Cemac ; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;avancement de la mise en place du secr&eacute;tariat de coordination et de traitement de l&rsquo;information sur les industries extractives dans la Cemac ; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;avancement du march&eacute; financier de l&rsquo;Afrique centrale ont &eacute;t&eacute; discut&eacute;s. <br /> Cette action concert&eacute;e du comit&eacute; de politique mon&eacute;taire de l&rsquo;Afrique Centrale permet aux ministres des 15 pays africains membres de la zone franc de parler d&rsquo;une seule voix &agrave; la France ce jour, afin de trouver une solution efficace aux multiples freins au d&eacute;veloppement de la zone, parmi lesquels l&rsquo;inflation, d&rsquo;origine alimentaire, qui menace gravement les pauvres africains.</span>&nbsp;<br /><br />
<p class="author">Par  Marie-No&euml;lle GUICHI</p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Oct 2008 23:52:01 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23519297-6.html#comment31989665</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23462283-6.html#comment31919382</link>        <description><![CDATA[<p>&laquo; Ensemble, &eacute;vitons la r&eacute;p&eacute;tition des erreurs du pass&eacute; (...), prenons garde &agrave; un r&eacute;endettement public trop rapide et trop co&ucirc;teux, ne pr&eacute;parons pas une nouvelle crise de la dette africaine pour 2030 &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; M. Sarkozy lors d&rsquo;un sommet sur les besoins de d&eacute;veloppement du continent africain.</p>
<p>&laquo; Nos efforts collectifs, depuis la fin des ann&eacute;es 1990, ont permis de diviser par quatre la dette ext&eacute;rieure de l&rsquo;Afrique, et parce que la dette de l&rsquo;Afrique a &eacute;t&eacute; divis&eacute;e par quatre, l&rsquo;Afrique a retrouv&eacute; des marges de man&oelig;uvre pour les investissements publics et pour les secteurs sociaux &raquo;, a-t-il ajout&eacute;.</p>
<p>Les Afriques</p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 10:55:00 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23462283-6.html#comment31919382</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23461701-6.html#comment31919098</link>        <description><![CDATA[En sommaire, il nous para&icirc;t important&nbsp;en souci d&rsquo;impartialit&eacute; de pr&eacute;senter le contexte entourant les expositions ci-dessous. La France s&rsquo;est dot&eacute; depuis mai 2007 d&rsquo;un nouveau pr&eacute;sident en la personne de&nbsp;Nicolas Sarkozy, n&rsquo;ayant pas ouvertement eu "majoritairement"&nbsp;le soutien des caciques chefs d&rsquo;Etats africains.  <br />Dans le sillage de son &eacute;lection le candidat Sarkozy avait annonc&eacute; son d&eacute;sir de revoir la nature des relations fran&ccedil;afrique, ce que le n&eacute;ophyte pr&eacute;sident Sarkozy &eacute;voqua sous la forme de rupture au cours d'un discours retentissant au Cap. lire l&agrave;-dessus <br /> <br /> L'administration post-&eacute;lectoral en charge de la mise en forme de la rupture par la voix de l&rsquo;ancien charg&eacute; de la coop&eacute;ration Jean Marie Bockel entendit signer l&rsquo;acte de d&eacute;c&egrave;s de la fran&ccedil;afrique lire l&agrave;-dessus  <br /> <br />Ce qui eu le m&eacute;rite de soulever l&rsquo;ire africaine avec comme chef de file le pr&eacute;sident gabonais Omar Bongo, qui entre autre est&nbsp;objet de proc&eacute;dures judiciaires multiples sur ses acquisitions mobili&egrave;res, immobili&egrave;res&nbsp;occidentales et l&rsquo;&eacute;tendu de sa fortune jug&eacute;e irr&eacute;guli&egrave;re. <br /> Confort&eacute;&nbsp;d&rsquo;une campagne m&eacute;diatique &agrave; son &eacute;gard et&nbsp;dont-il cru bon de solliciter&nbsp;le gouvernement fran&ccedil;ais pour explication sur les agissements journalistiques.  <br /> Sollicitation &agrave; laquelle il lui a &eacute;t&eacute; oppos&eacute; la s&eacute;paration des pouvoirs et a &eacute;t&eacute; invit&eacute; &agrave; sollicter la voie judiciaire pour faire valoir ses droits.  <br /> <br />Le n&eacute;ophyte pr&eacute;sident fran&ccedil;ais entendit calmer les &eacute;chauffour&eacute;es par un remaniement de son administration analys&eacute; comme une victoire africaine. lire l&agrave;-dessus <br /> <br />La justice fran&ccedil;aise n&rsquo;&eacute;tant&nbsp;en "fort" principe pas aux ordres de l&rsquo;administration ex&eacute;cutive, les proc&eacute;dures judiciaires contre le pr&eacute;sident Bongo suivirent leurs cours. <br /> <br />De cet &eacute;tat de fait, l&rsquo;une d&rsquo;elle intent&eacute;e au lendemain de la prise de fonction du pr&eacute;sident Sarkozy nous r&eacute;v&egrave;le par d&eacute;cision de la juridiction d&rsquo;appel (CA bordeaux 29/09/09) confirmant en int&eacute;gralit&eacute; le jugement de premi&egrave;re instance (juin 2007) condamnant le pr&eacute;sident Bongo &agrave; restitution de paiement d&rsquo;indu, quelques inqui&eacute;tudes l&eacute;gitimes face la gestion publique de certains acteurs africains. <br /> <br /> Par simplification des faits et abusive de ceux proc&eacute;duraux "sans grande importance face &agrave; la stupeur qui en r&eacute;sulte", sauf &agrave; s&rsquo;adonner &agrave; la logomachie, il ressort qu&rsquo;un fran&ccedil;ais d&eacute;nomm&eacute; Ren&eacute; Cardona avait vendu au cours des ann&eacute;es 90 son activit&eacute; (P&ecirc;cheries de Libreville) &agrave; une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;tenue par le pr&eacute;sident Bongo et sa famille.  <br /> <br /> Que l&rsquo;activit&eacute; de l'entreprise ayant chut&eacute; sous sa nouvelle direction, les acqu&eacute;reurs par la voix du pr&eacute;sident Bongo ont enjoint le fran&ccedil;ais vendeur &agrave; racheter son ancienne entreprise. <br /> <br />Que de son refus de s&rsquo;ex&eacute;cuter, il fit l&rsquo;objet d&rsquo;une proc&eacute;dure judiciaire sur le fondement d&rsquo;escroquerie dont l&rsquo;issu conduit &agrave; son incarc&eacute;ration dans des conditions d&eacute;gradantes et d&rsquo;atteintes &agrave; la vie&nbsp;&laquo;&nbsp;Prison ou s&eacute;vissait un virus mortel&nbsp;: virus Ebola&nbsp;&raquo;. <br /> <br /> Que de cette situation, une transaction d&rsquo;ordre priv&eacute; en 1996 entre le fils  Cardona et les plaignants d&rsquo;un montant de 300 millions de Fcfa (457.347 euros) au b&eacute;n&eacute;fice du compte personnel du pr&eacute;sident Bongo conduit &agrave; la lib&eacute;ration du p&egrave;re.   <br /> <br />Ind&eacute;pendamment de toute charge contre les institutions gabonaises, bien qu&rsquo;il soit &eacute;tabli que la justice sanctionne la validit&eacute; d&rsquo;accords priv&eacute;s et que dans le respect de la l&eacute;galit&eacute;, elle n&rsquo;est pas en principe sauf disposition l&eacute;gale contraire li&eacute;e aux &eacute;nonciations, &eacute;vocations et autres formes contractuelles. <br />Alors qu&rsquo;il est inqui&eacute;tant que les d&eacute;cisions de justice soient lev&eacute;es sur le fond distinctement d&rsquo;elle... <br />C'est &agrave;&nbsp;se demander si la transaction sur une d&eacute;cision de justice est opposable &agrave; l'institution judiciaire, peut &ecirc;tre le droit gabonais l'envisagerait... <br /> <br />Mais alors en l&rsquo;esp&egrave;ce la somme vers&eacute;e objet du litige en r&eacute;p&eacute;tition en France n&rsquo;aurait donc pu &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;e indu en droit, ce qui vient &agrave; ce demander si elle aurait &eacute;t&eacute; attribu&eacute;e en dehors de toute &eacute;vocation judiciaire encore moins en r&eacute;paration de pr&eacute;judice subie&hellip; aie aie aie&hellip; <br /> <br />La lib&eacute;ration sept semaines apr&egrave;s l&rsquo;incarc&eacute;ration sur d&eacute;cision judiciaire cons&eacute;cutivement au versement de la somme litigieuse semble loin de conforter l&rsquo;ind&eacute;pendance r&eacute;elle de la justice dans ce pays d&rsquo;Afrique, tout en soulevant des questions sur l&rsquo;impartialit&eacute; face aux influents&hellip; <br /> <br />De plus tous les investissements de productivit&eacute; ne sont n&eacute;cessairement rentables, ce que la crise syst&eacute;mique financi&egrave;re "crise dites des subprimes" actuelle nous rappelle sans pour autant conduire &agrave; l&rsquo;enfermement de ceux ayant tir&eacute;s profits des &eacute;garements d&rsquo;autres. <br /> <br /> En outre, il est tout aussi inqui&eacute;tant d&rsquo;analyser l&rsquo;action d&rsquo;imposition de rachat de l&rsquo;entreprise au vendeur, de tels actes dont on se garde de porter  une qualification en raison de leurs bassesses tendent &agrave; soulever l&rsquo;interrogation sur la probit&eacute; de leurs auteurs et ne redorent en rien l&rsquo;action gestionnaire de ces derniers &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;administr&eacute;s. <br /> <br />Il est donc &agrave; esp&eacute;rer ce n&rsquo;est dans de&nbsp;tel esprit qu&rsquo;est dirig&eacute; le continent africain. <br />Tant il est d&eacute;plorable que l&rsquo;on soit en erreur, cela l&rsquo;est encore plus quand on a en sa possession&nbsp;des instruments et moyens de contr&ocirc;le et de v&eacute;rification... <br /> <br /> Preuve que l' homme ne saurait pr&eacute;tendre &agrave; la perfection et gage d&rsquo;am&eacute;lioration de son devenir, enfin faut esp&eacute;rer&hellip;  <br /> <br /> En finalit&eacute;, comme il est de coutume en Afrique d&rsquo;exprimer le respect &agrave; outrance aux anciens, ce &agrave; quoi&nbsp;le pr&eacute;sident Bongo n&eacute;e Albert Bernard en 1935&nbsp;est en droit&nbsp;d'attendre&nbsp;en plus de sa qualit&eacute; de doyen des&nbsp;chefs d&rsquo;Etats en exercice en Afrique "au pouvoir depuis 1967".  <br /> <br />Par souci de conformit&eacute; &agrave; la culture africaine, il n&rsquo;est &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence ici aucunement question de disgr&acirc;ce &agrave; l'&eacute;gard du doyen Bongo. <br /> <br />Mais l&rsquo;effort d&rsquo;&eacute;volution incombant aux g&eacute;n&eacute;rations futures ce doit d&rsquo;&ecirc;tre accompagn&eacute; de volont&eacute; rem&eacute;diant des erreurs du pass&eacute; comme l&rsquo;envisagea le pr&eacute;sident Sarkozy sur le devenir de l'Afrique dans ses relations ext&eacute;rieures.lire l&agrave;-dessus <br /> <br />N'en d&eacute;plaise &agrave; ceux qui y verront une attitude&nbsp;aggresive &agrave; l'honorabilit&eacute; notabli&egrave;re du doyen Bongo, il n'est ici envisag&eacute; que de prise de conscience face aux traits pouvant&nbsp;animer certains en charge du devenir africain, distinctement du pr&eacute;sident Bongo. <br /> Et ceci en recherche du non confinement des esprits &agrave; venir dans des mod&egrave;les peu &eacute;loquent dans leur mise en oeuvre.  <br />Jts&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 10:48:15 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23461701-6.html#comment31919098</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeana]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23461430-6.html#comment31914913</link>        <description><![CDATA[<p>Le scandale a captiv&eacute; pendant des ann&eacute;es l&rsquo;attention des m&eacute;dias fran&ccedil;ais et menace d&eacute;sormais de d&eacute;stabiliser les relations diplomatiques entre la France et l&rsquo;Angola, pays d&rsquo;Afrique subsaharienne qui, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; ravag&eacute; par 30 ans de guerre civile, conna&icirc;t un v&eacute;ritable boom p&eacute;trolier. En mai dernier, le chef de l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais Nicolas Sarkozy s&rsquo;est rendu &agrave; Luanda pour cultiver ses bonnes relations avec son homologue Jos&eacute; Eduardo dos Santos.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Petit arrangement entre amis</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au centre du scandale : Pierre Falcone, homme d&rsquo;affaires fran&ccedil;ais, dirigeant de la soci&eacute;t&eacute; de vente d&rsquo;armes Brenco International, et Arcadi Gaydamak, un milliardaire isra&eacute;lien d&rsquo;origine russe. Tous deux sont accus&eacute;s d&rsquo;avoir mis en place un commerce ill&eacute;gal d&rsquo;armes s&rsquo;&eacute;levant &agrave; quelque 790 millions de dollars. Les deux hommes auraient servi d&rsquo;interm&eacute;diaires entre l&rsquo;Angola et d&rsquo;anciens pays sovi&eacute;tiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon l&rsquo;enqu&ecirc;te judiciaire, Pierre Falcone aurait obtenu des pr&ecirc;ts pour le r&eacute;gime angolais, insolvable &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. En &eacute;change de quoi, Luanda aurait promis une partie de ses futures recettes p&eacute;troli&egrave;res.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais c&rsquo;est moins cet arrangement que l&rsquo;identit&eacute; m&ecirc;me des personnalit&eacute;s impliqu&eacute;es dans l&rsquo;affaire qui suscite la curiosit&eacute; des m&eacute;dias fran&ccedil;ais. Car Falcone est &eacute;galement suspect&eacute; d&rsquo;avoir vers&eacute; des pots-de-vin &agrave; des hommes politiques fran&ccedil;ais influents en &eacute;change de leur aide.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>"Les Fran&ccedil;ais ne sont pas vraiment int&eacute;ress&eacute;s par le trafic d&rsquo;armes, qui est pourtant au centre de ce proc&egrave;s, mais plut&ocirc;t par tout ce qui gravite autour. Ce qui les int&eacute;resse c&rsquo;est de savoir si Falcone a r&eacute;ellement pay&eacute; des hommes politiques de gauche, comme de droite, pour faciliter son commerce", indique Christophe Boisbouvier, journaliste au service Afrique de Radio France international (RFI)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>"Go-betweens"</b></p>
<p><br /> <br /> En 1993, l&rsquo;Angola est en proie &agrave; la guerre civile. Le pr&eacute;sident Jos&eacute; Eduardo dos Santos a besoin de chars et de munitions pour combattre les rebelles de l&rsquo;Union nationale pour l&rsquo;ind&eacute;pendance totale de l'Angola (Unita) dirig&eacute;e par Jonas Savimbi. Quelque 500 000 Angolais p&eacute;rissent durant ce conflit qui prend fin en 2002.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A cette &eacute;poque, la France soutient l&rsquo;Unita et refuse de vendre des armes &agrave; l&rsquo;homme fort de Luanda. "La France &eacute;tait hostile &agrave; dos Santos, qui a frapp&eacute; &agrave; plusieurs portes pour obtenir des armes. Mais Fran&ccedil;ois Mitterrand et Edouard Balladur [Premier ministre fran&ccedil;ais de l&rsquo;&eacute;poque, ndlr] se sont toujours refus&eacute;s de lui en fournir", explique Christophe Boisbouvier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;enqu&ecirc;te, dos Santos serait pourtant entr&eacute; officieusement en contact avec l&rsquo;ancien conseiller Afrique du Parti socialiste fran&ccedil;ais Jean-Bernard Curial. Ainsi qu&rsquo;avec le fils du chef de l&rsquo;Etat, Jean-Christophe Mitterrand, qui aurait par la suite pr&eacute;sent&eacute; le pr&eacute;sident angolais &agrave; Pierre Falcone.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>"Infraction &agrave; la l&eacute;gislation sur les armes"</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le sulfureux dirigeant de Brenco International n&rsquo;a jamais cach&eacute; avoir travaill&eacute; pour dos Santos, avouant m&ecirc;me lui avoir livr&eacute; des armes. Mais, selon sa d&eacute;fense, celles-ci n&rsquo;ont jamais transit&eacute; par la France.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seulement voil&agrave;, &ldquo;d&rsquo;apr&egrave;s la r&eacute;glementation fran&ccedil;aise, un homme d&rsquo;affaires fran&ccedil;ais engag&eacute; dans un commerce d&rsquo;armes, m&ecirc;me entre deux pays &eacute;trangers, doit&nbsp; faire au pr&eacute;alable une demande d&rsquo;autorisation aupr&egrave;s du minist&egrave;re de la D&eacute;fense", souligne Christophe Boisbouvier. Une pr&eacute;caution que Pierre Falcone aurait oubli&eacute; de prendre : en janvier 2001, le ministre fran&ccedil;ais de la D&eacute;fense, Alain Richard, a en effet port&eacute; plainte contre lui pour "infraction &agrave; la l&eacute;gislation sur les armes".</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le businessman fran&ccedil;ais risque jusqu&rsquo;&agrave; 10 ans de prison. Son associ&eacute; Gaydamak, qui a d&eacute;but&eacute; une carri&egrave;re politique en Isra&euml;l, a fait savoir qu&rsquo;il ne se pr&eacute;sentera pas, lundi, devant le tribunal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Diplomatie parall&egrave;le ?</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur la liste des 42 accus&eacute;s, se trouvent de nombreuses personnalit&eacute;s, tel l&rsquo;&eacute;crivain &agrave; succ&egrave;s Paul-Loup Sulitzer ou encore l&rsquo;ancien pr&eacute;fet Jean-Charles Marchiani. Mais c&rsquo;est bel et bien le cas Jean-Christophe Mitterrand qui int&eacute;resse le plus la presse. Suspect&eacute; d&rsquo;avoir touch&eacute; des pots-de-vin de la part de Falcone, le fils du d&eacute;funt pr&eacute;sident a admis avoir per&ccedil;u de l&rsquo;argent mais seulement en tant que conseiller dans le domaine p&eacute;trolier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-Christophe Mitterrand encourt jusqu&rsquo;&agrave; cinq ans de prison pour "complicit&eacute; de commerce illicite d'armes" et "recel d&rsquo;abus de biens sociaux" selon le Tribunal de grande instance de Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;homme politique fran&ccedil;ais Charles Pasqua figure aussi dans le box des accus&eacute;s. Suspect&eacute; d&rsquo;avoir re&ccedil;u des centaines de milliers de dollars pour avoir men&eacute; un lobbying en faveur du r&eacute;gime angolais, l&rsquo;ancien premier flic de France, qui devrait &ecirc;tre pr&eacute;sent au proc&egrave;s, encourt jusqu&rsquo;&agrave; 10 ans de prison pour "complicit&eacute; passive". Mais selon Christophe Boisbouvier, le plus important est de savoir "si Pasqua a men&eacute; une diplomatie parall&egrave;le &agrave; l&rsquo;insu de Balladur et de Mitterrand".</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre importante personnalit&eacute; du monde politique impliqu&eacute;e : Jacques Attali. L&rsquo;ancien conseiller de Fran&ccedil;ois Mitterrand, qui a r&eacute;cemment r&eacute;dig&eacute; un plan de relance de la croissance &eacute;conomique pour l&rsquo;Elys&eacute;e, est soup&ccedil;onn&eacute; d&rsquo;avoir us&eacute; de son influence pour r&eacute;gler un redressement fiscal dont faisait l&rsquo;objet la soci&eacute;t&eacute; de Falcone. Il risque jusqu&rsquo;&agrave; cinq ans de prison pour "complicit&eacute; passive".</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dos Santos ni aucun autre homme politique angolais ne figurent parmi les accus&eacute;s.</p>
<p>&nbsp;</p>
Le proc&egrave;s de "l&rsquo;Angolagate" devrait durer cinq mois.]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 10:35:56 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23461430-6.html#comment31914913</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeanna]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23405993-6.html#comment31853785</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: Arial;"> Fra&icirc;chement naturalis&eacute;e fran&ccedil;aise, Marie-Claire, infirmi&egrave;re d&rsquo;origine congolaise, voulait que son fils Doudou la rejoigne en France. Le jeune homme, &acirc;g&eacute; de 15 ans, souffre de probl&egrave;mes pulmonaires. Avec l&rsquo;aide du p&egrave;re David, un j&eacute;suite &laquo; introduit &raquo; dans les milieux consulaires, le jeune homme a d&eacute;pos&eacute; son dossier &agrave; l&rsquo;ambassade de France de Kinshasa. &laquo; On m&rsquo;a propos&eacute; un rendez-vous, puis on m&rsquo;a fait revenir, une fois, deux fois, puis ils sont partis en vacances&hellip; &raquo; Lass&eacute;, Doudou a renonc&eacute; &agrave; son voyage. Faisant une croix sur les soins qu&rsquo;il esp&eacute;rait recevoir dans l&rsquo;Hexagone. </span>
<p><span style="font-family: Arial;">M&ecirc;me traitement pour l&rsquo;&eacute;pouse d&rsquo;un haut fonctionnaire d&rsquo;un pays d&rsquo;Afrique centrale. Comme chaque ann&eacute;e, elle souhaite se rendre &agrave; Paris pour faire un check-up m&eacute;dical, mais se voit, en 2007, imposer un d&eacute;lai de trois semaines pour l&rsquo;&eacute;tude de son dossier. L&rsquo;ambassadeur fran&ccedil;ais a beau se confondre en excuses aupr&egrave;s dudit officiel, ce dernier a conseill&eacute; &agrave; sa femme de se rendre en Suisse. Autant d&rsquo;argent perdu pour l&rsquo;h&ocirc;pital fran&ccedil;ais et pour les boutiques que madame n&rsquo;aurait pas manqu&eacute; de visiter lors de son s&eacute;jour&hellip;<br /> &nbsp;<br /> Qu&rsquo;on soit modeste &eacute;tudiant, cousin d&rsquo;un Africain naturalis&eacute; fran&ccedil;ais souhaitant passer un mois de vacances dans l&rsquo;Hexagone ou riche &eacute;pouse de diplomate, la r&eacute;alit&eacute; est d&eacute;sormais la m&ecirc;me pour tous : obtenir le pr&eacute;cieux s&eacute;same pour entrer en France rel&egrave;ve du parcours du combattant. La d&eacute;livrance des visas n&rsquo;est que le reflet administratif de la politique d&rsquo;immigration men&eacute;e par Nicolas Sarkozy, &agrave; l&rsquo;origine de deux lois sur l&rsquo;immigration quand il &eacute;tait ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur (2003 et 2006) et d&rsquo;une troisi&egrave;me sous son mandat pr&eacute;sidentiel (adopt&eacute; par le Parlement le 23 octobre). </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Les donn&eacute;es statistiques &laquo; font appara&icirc;tre une r&eacute;ussite indiscutable dans le contr&ocirc;le des flux migratoires &raquo;, se r&eacute;jouit ainsi le dernier rapport annuel de l&rsquo;Observatoire statistique du Haut Conseil &agrave; l&rsquo;int&eacute;gration (paru au d&eacute;but de 2007). &laquo; Pour l&rsquo;ann&eacute;e 2005, les flux d&rsquo;entr&eacute;es r&eacute;guli&egrave;res se caract&eacute;risent par une baisse de 6 % du nombre d&rsquo;entr&eacute;es d&rsquo;&eacute;trangers obtenant des titres de s&eacute;jour d&rsquo;un an et plus. Cette diminution est due principalement &agrave; la baisse de 7 % de l&rsquo;immigration familiale, &agrave; la baisse de 13 % du nombre d&rsquo;&eacute;tudiants et &agrave; une diminution de 14 % du nombre de visiteurs. &raquo; Apr&egrave;s une d&eacute;cennie d&rsquo;augmentation du nombre de titres de s&eacute;jour d&eacute;livr&eacute;s par la France, la tendance inverse semble donc bien se confirmer. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>Un seul credo : &laquo; l&rsquo;immigration choisie &raquo;</strong> </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Selon le pr&eacute;sident Sarkozy, seulement 7 % des visas accord&eacute;s le sont pour des motifs &eacute;conomiques. Il veut faire grimper le chiffre &agrave; 50 %. Au moins. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a pr&eacute;vu d&rsquo;actionner deux leviers. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Encourager la venue d&rsquo;immigr&eacute;s qualifi&eacute;s, d&rsquo;abord. Dans ce domaine, on en est encore au stade de l&rsquo;intention. Les chiffres de 2006 montreraient m&ecirc;me une baisse de l&rsquo;immigration de travail : 9 016 visas long s&eacute;jour avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute;s pour activit&eacute; professionnelle, de janvier &agrave; juin 2005, contre 8 021 seulement &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode un an plus tard.<br /> &nbsp;<br /> Les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises ont, en revanche, d&eacute;j&agrave; largement actionn&eacute; le second levier qui consiste &agrave; r&eacute;duire l&rsquo;octroi des visas pour raisons familiales. Les proc&eacute;dures se sont alourdies, les pi&egrave;ces demand&eacute;es sont de plus en plus complexes &agrave; obtenir. Sans attendre l&rsquo;amendement du d&eacute;put&eacute; Thierry Mariani (UMP) qui fait tant parler de lui, sur la possibilit&eacute; de recours aux tests ADN, les consulats pratiquent d&eacute;j&agrave;, selon Jean-Pierre Allaux, charg&eacute; de mission au Groupement d&rsquo;information et de soutien aux immigr&eacute;s (Gisti), une &laquo; politique dissuasive &raquo;. Et ce pour toutes les sortes de visas demand&eacute;s. La hausse des frais de dossier pour les visas court s&eacute;jour, de 35 &agrave; 60 euros, depuis le 1er janvier 2007, l&rsquo;ouverture des locaux seulement trois jours par semaine, une liste des documents qui &eacute;volue au gr&eacute; des rendez-vous, la non-justification des refus, la suspicion syst&eacute;matique des &eacute;pouses et des enfants&hellip; Les &laquo; m&eacute;thodes &raquo; consistent &agrave; d&eacute;courager les gens, accusent les associations de d&eacute;fense des migrants&hellip; </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">&laquo; Faux &raquo;, r&eacute;torque-t-on au consulat g&eacute;n&eacute;ral de Dakar. &laquo; Notre liste est en ligne sur notre site Internet, tout le monde peut la consulter. &raquo; Du c&ocirc;t&eacute; du minist&egrave;re de l&rsquo;Immigration de Brice Hortefeux, on affirme qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucune circulaire demandant aux consulats d&rsquo;&ecirc;tre plus durs. Mais les chiffres commencent &agrave; parler d&rsquo;eux-m&ecirc;mes. Au consulat de France de Dakar, 33 311 demandes de visas ont &eacute;t&eacute; re&ccedil;ues par les services consulaires en 2005, qui en ont d&eacute;livr&eacute; 22 910. Une ann&eacute;e plus tard : 28 103 demandes, dont 21 937 satisfaites.<br /> &nbsp;<br /> Dans un rapport publi&eacute; le 27 juin 2007 sur le service des visas, le s&eacute;nateur fran&ccedil;ais Adrien Gouteyron reconnaissait ainsi des &laquo; cas av&eacute;r&eacute;s de corruption fr&eacute;quents sur l&rsquo;activit&eacute; visas &raquo;. La politique fran&ccedil;aise, en limitant l&rsquo;immigration l&eacute;gale et en compliquant les d&eacute;marches officielles, entra&icirc;ne ainsi des cons&eacute;quences perverses qui font le lit de la d&eacute;gradation de son image. Pour les plus pauvres, la tentation de la clandestinit&eacute; n&rsquo;en est qu&rsquo;exacerb&eacute;e. Pour les plus ais&eacute;s, celle d&rsquo;aller frapper &agrave; la porte du consulat d&rsquo;&agrave; c&ocirc;t&eacute; est plus fr&eacute;quente. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Les fils et filles des &eacute;lites africaines, de la Tunisie au Cameroun, en viennent, &agrave; force de vexations, &agrave; croire davantage &agrave; </span><span style="font-family: Arial;">l&rsquo;American dream qu&rsquo;&agrave; la patrie des droits de l&rsquo;homme. D&rsquo;ailleurs, &laquo; opposer immigration familiale et &eacute;conomique est un non-sens &raquo;, estime Claire Nodier, juriste au Gisti. Une personne venue en France pour rejoindre sa famille y travaille aussi la plupart du temps. Inversement, les gens venus pour des raisons &eacute;conomiques ont une vie familiale. &laquo; La politique actuelle est un retour en arri&egrave;re dans les ann&eacute;es 1960, avec des agences pour l&rsquo;emploi qui recrutaient des hommes pour les secteurs o&ugrave; la France manquait de bras. &raquo; Et les parquaient dans des foyers Sonacotra en attendant leur retour - improbable - au pays. Dr&ocirc;le d&rsquo;immigration choisie.</span></p>
<div id="date">&copy; Jeune Afrique</div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Oct 2008 14:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23405993-6.html#comment31853785</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeanna]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23405764-6.html#comment31853560</link>        <description><![CDATA[Pas plus qu'il n'a le droit de s'attaquer aussi vertement &agrave; la Chine (m&ecirc;me sans la nommer) alors que, elle aussi, vient offrir ses services. <br /> <br />Derri&egrave;re l'argumentaire utilis&eacute; se laisse deviner sans peine la conviction du pr&eacute;sident fran&ccedil;ais. Voici des Africains pour lesquels nous avons tout fait, sommes pr&ecirc;ts &agrave; faire davantage, et qui nous font cependant l'injure (l'infid&eacute;lit&eacute; ?) d'accepter de nouveaux amis qui feront bien moins que nous. Autant arr&ecirc;ter le massacre avant qu'il ne commence. La pr&eacute;occupation de Sarkozy, la vraie, celle qui ne dit pas son nom mais que tout le monde voit, tant elle peine &agrave; se dissimuler, est celle de nombreux Occidentaux qui s'effarouchent &agrave; la seule pens&eacute;e que le continent africain puisse basculer et tomber dans l'escarcelle des Chinois. Pour des raisons &agrave; la fois id&eacute;ologiques et &eacute;conomiques. Inqui&eacute;tude somme toute l&eacute;gitime, car il est ind&eacute;niable que ce pays prend de plus en plus pied en terre africaine. <br /> <br />Il faut avoir l'honn&ecirc;tet&eacute; de le reconna&icirc;tre, la Chine, elle au moins, ne fait pas de chichis. Et tant pis pour ceux qui disent qu'elle n'est pas d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;e. Qui, en la mati&egrave;re, l'est tout &agrave; fait ? Avec elle, au moins, c'est plus simple, plus clair, plus vrai. C'est cela aussi qui la rend populaire. Et c'est sans doute parce qu'elle a multipli&eacute; les financements &agrave; hauteur de milliards de dollars ces derni&egrave;res ann&eacute;es, en Afrique, dans des projets d'infrastructures et dans bien d'autres domaines, que les Europ&eacute;ens constatent, s'inqui&egrave;tent et s'agitent. Ils trouvent en Sarkozy un illustre porte-parole. Lorsque Sarkozy s'en prend aux "nouveaux bailleurs, qui sont par ailleurs les bienvenus" et qui multiplient l'aide sous forme de projet, il a tout faux. Et il n'est pas loin de penser de l'Afrique qu'elle demeure la chasse gard&eacute;e d'une Europe qui est pr&ecirc;te &agrave; tout pour conserver jalousement son bien. Une id&eacute;e de l'Afrique qui n'est plus de mise, il faut en convenir. L'intention n'est pas de dire ici que le continent n'a pas b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des aides des Europ&eacute;ens. Mais l'honn&ecirc;tet&eacute; commande aussi de reconna&icirc;tre que certaines de ces aides fonctionnent &agrave; la mani&egrave;re des perfusions qui tiennent le patient tout juste en vie. On &eacute;vite de le gu&eacute;rir, ainsi on a l'assurance qu'il aura toujours besoin de vous. M&ecirc;me en politique, cela rel&egrave;ve du malsain. <br /> <br />Ce n'est sans doute pas une simple co&iuml;ncidence si l'appel du pr&eacute;sident fran&ccedil;ais intervient &agrave; un moment o&ugrave; le cataclysme subi par les march&eacute;s financiers suscite inqui&eacute;tude et incertitude sur l'avenir &eacute;conomique mondial. L'Europe a-t-elle peur de perdre l'Afrique ? Des "erreurs du pass&eacute;", il y en a certes eu, mais pas forc&eacute;ment du c&ocirc;t&eacute; de ceux qu'on croit. L'Europe ne fait pas de cadeaux. Une contrepartie est toujours attendue, visible ou non. Des chefs d'Etat du continent africain b&eacute;n&eacute;ficient m&ecirc;me &agrave; ce jour de la confiance de leur ancienne m&eacute;tropole. A quelles fins ? <br /> <br />L'adage populaire rel&egrave;ve du truisme, mais l'occasion sied pour le rappeler : "Il vaut mieux un puits peu profond avec de l'eau qu'un puits profond sans eau". Si la Chine devenait pour l'Afrique un puits peu profond et avec beaucoup d'eau, il serait irraisonnable que ce continent s'en prive. <br />Le Pays.<br /> <img src="http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif" />]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Oct 2008 14:01:09 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23405764-6.html#comment31853560</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeanna]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23405158-6.html#comment31852866</link>        <description><![CDATA["Le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais a encore parl&eacute;. Pour l'Afrique, pense-t-il, chaussant sans doute les bottes de son pr&eacute;d&eacute;cesseur Chirac "l'africain". Du haut de sa chair, au si&egrave;ge de l'ONU, Nicolas Sarkozy a interpell&eacute; la communaut&eacute; internationale, de la mani&egrave;re franche, directe et sans d&eacute;tour qu'on lui conna&icirc;t. C'est plus que proverbial, l'homme ne fait g&eacute;n&eacute;ralement pas dans la langue de bois. Mais le plaidoyer qu'il d&eacute;livre pour l'Afrique ne convainc personne. Pire, il suscite des interrogations qui conduisent au doute et m&ecirc;me &agrave; la suspicion. On a l&eacute;gitimement peur en &eacute;coutant pareil discours provenant de la bouche de Nicolas Sarkozy. Car la r&eacute;thorique sonne faux. Outre qu'elle infantilise, elle laisse transpara&icirc;tre comme une bonne dose de paternalisme surann&eacute; qui peine &agrave; se cacher. Et c'est cela qui choque, blesse et meurtrit. Tout pr&eacute;sident qu'il est, Nicolas Sarkozy n'a pas mandat pour commander aux Africains la conduite qu'il leur faut tenir. Il n'a pas le droit de se moquer de fa&ccedil;on si ostentatoire de l'ensemble du continent africain. Pas plus qu'il n'a le droit de s'attaquer si vertement &agrave; la Chine (m&ecirc;me sans la nommer) alors qu'elle aussi vient offrir ses services. Derri&egrave;re l'argumentaire utilis&eacute; se laisse deviner sans peine la conviction du pr&eacute;sident fran&ccedil;ais: voici des Africains pour lesquels nous avons tout fait, sommes pr&ecirc;ts &agrave; faire davantage, et qui nous font cependant l'injure (l'infid&eacute;lit&eacute; ?) d'accepter de nouveaux amis qui feront bien moins que nous. Autant arr&ecirc;ter le massacre avant qu'il ne commence. Il faut avoir le courage de le dire tout net, le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais &agrave; lui tout seul, ne peut pas savoir mieux que l'ensemble des Africains, ce qui est bon pour leur continent. La pr&eacute;occupation de Sarkozy, la vraie, celle qui ne dit pas son nom, mais que tout le monde voit, tant elle peine &agrave; se dissimuler, est celle de bon nombre d'Occidentaux qui s'effarouchent, &agrave; la seule pens&eacute;e que le continent africain puisse basculer et tomber dans l'escarcelle des Chinois. Pour des raisons &agrave; la fois id&eacute;ologiques et &eacute;conomiques. Inqui&eacute;tude somme toute l&eacute;gitime, car il est ind&eacute;niable que ce pays prend de plus en plus pied en terre africaine. Leurs articles, disponibles et &agrave; petits prix, sont d&eacute;sormais pris&eacute;s aux rues marchandes de nombre de villes et contr&eacute;es africaines, et repr&eacute;sentent une v&eacute;ritable aubaine pour des populations frapp&eacute;es de plein fouet &agrave; la fois par les effets d&eacute;vastateurs de la d&eacute;valuation de 1994 et par la r&eacute;cession qui s'en est suivie. Des populations qui trouvent l&agrave;, produits et articles que peut leur permettre le peu d'argent qui se trouve encore dans leur porte-monnaie. O&ugrave; est l'ingratitude, o&ugrave; est l'infid&eacute;lit&eacute; ? C'est l&agrave; une simple affaire de r&eacute;alisme. Depuis le fameux sommet de la Baule, il n'est un secret pour personne que l'aide au d&eacute;v&eacute;loppement des pays africains est pass&eacute;e au crible de crit&egrave;res draconiens, choisis et d&eacute;cid&eacute;s de fa&ccedil;on unilat&eacute;rale par les donateurs occidentaux. Normal, dirait-on. La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui re&ccedil;oit. Et ces dons, lorsqu'ils sont faits, doivent ob&eacute;ir &agrave; des conditionnalit&eacute;s telles que, parfois, on se demande finalement &agrave; qui profite vraiment l'aide octroy&eacute;e: &agrave; celui qui la re&ccedil;oit, ou &agrave; celui qui l'envoie ? Il faut avoir l'honn&ecirc;tet&eacute; de le reconna&icirc;tre, la Chine, elle au moins, ne fait pas tant de chichis. Et tant pis pour ceux qui disent qu'elle n'est pas d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;e. Qui, en la mati&egrave;re l'est tout &agrave; fait ? Avec elle, au moins, c'est plus simple, plus clair, plus vrai. C'est cela aussi qui la rend populaire. Et c'est sans doute parce qu'elle a multipli&eacute; les financements &agrave; hauteur de milliards de dollars ces derni&egrave;res ann&eacute;es, en Afrique, dans des projets de constructions d'infrastructures et dans bien d'autres domaines, que les Europ&eacute;ens constatent, s'inqui&egrave;tent et s'agitent. Ils trouvent en Sarkozy un illustre porte-parole. Mais peut-il en &ecirc;tre autrement ? On se rappelle que les pays du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon et Russie et Italie), lors du sommet de Glenagles au Royaume-Uni, en juillet 2005, s'&eacute;taient engag&eacute;s &agrave; porter l'aide de l'Afrique &agrave; 50 milliards de dollars. Outre que cette aide a &eacute;t&eacute; ramen&eacute;e, peu de temps apr&egrave;s &agrave; 21,8 milliards de dollars, les experts de l'ONU constatent qu'&agrave; ce jour, l'aide publique au d&eacute;v&eacute;loppement de l'Afrique n'a augment&eacute; que du 1/4 de ce montant. Et pendant ce temps, la Chine multiplie ses offensives, avec succ&egrave;s, il faut l'avouer. Peut-on raisonnablement lui en chercher noise ? Lorsque Sarkozy s'en prend aux "nouveaux bailleurs, qui sont par ailleurs les bienvenus" et qui multiplient l'aide sous forme de projet, il a tout faux. Et il n'est pas loin de penser de l'Afrique qu'elle demeure la chasse gard&eacute;e d'une Europe qui est pr&ecirc;te &agrave; tout pour conserver jalousement son bien. Une id&eacute;e de l'Afrique qui n'est plus de mise, il faut en convenir. L'intention n'est pas de dire ici que le continent n'a pas b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d'aide des Europ&eacute;ens. Mais l'honn&ecirc;tet&eacute; commande aussi de reconna&icirc;tre que certaines aides de leur part, fonctionnent &agrave; la mani&egrave;re des perfusions qui tiennent le patient tout juste en vie. On &eacute;vite de le gu&eacute;rir, ainsi on a l'assurance qu'il aura toujours besoin de vous. M&ecirc;me en politique, cela rel&egrave;ve du malsain. Autres formes d'aides, celles qu'on a vues, dont ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; les Europ&eacute;ens de l'Est, apr&egrave;s la d&eacute;sint&eacute;gration de l'Union sovi&eacute;tique, ou, plus r&eacute;cemment, celles dont ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; les G&eacute;orgiens pour reconstruire leur pays apr&egrave;s la guerre du caucase : des milliards d&eacute;vers&eacute;s en quelques semaines. Autres lieux, autres fa&ccedil;ons de faire. Oui, mais, cela rel&egrave;ve de la politique de deux poids, deux mesures. L'Europe donne &agrave; l'Afrique, c'est un bien. Elle donne ce qu'elle veut, &agrave; qui elle veut, quand elle le veut. Cela aussi est normal, la politique et la diplomatie ne fonctionnent pas comme la morale. Le continent africain ne peut pas, s&eacute;rieusement, &eacute;mettre des revendications en la mati&egrave;re. Mais il peut, mieux, il doit, exiger le droit du choix de ses amis, alli&eacute;s et partenaires &eacute;conomiques pour son d&eacute;v&eacute;loppement. Il exerce l&agrave; son droit le plus absolu, sa libert&eacute; de conscience. Il a le droit de chercher &agrave; diversifier ses relations politiques, diplomatiques et &eacute;conomiques. En toute souverainet&eacute;. Nul n'est en mesure de le lui interdire, pas m&ecirc;me Nicolas Sarkozy. Et c'est tant mieux si cela suscite une &eacute;mulation qui pousse les Europ&eacute;ens &agrave; proposer plus et mieux. Ce n'est sans doute pas une simple co&iuml;ncidence, si l'appel du pr&eacute;sident fran&ccedil;ais intervient &agrave; un moment o&ugrave; le cataclysme subi par les march&eacute;s fiscaux et financiers suscite inqui&eacute;tude et incertitude sur l'avenir &eacute;conomique mondial. L'Europe a-t-elle peur de perdre l'Afrique ? Des "erreurs du pass&eacute;", il y en a certes eu, mais pas forc&eacute;ment du c&ocirc;t&eacute; de ceux qu'on croit. L'Europe ne donne pas gratis pro Deo. Une contre-partie est toujours attendue, visible ou non. Des chefs d'Etat du continent africain b&eacute;n&eacute;ficient m&ecirc;me &agrave; ce jour de la confiance de leur ancienne m&eacute;tropole. A quelles fins ? Autant il faut la Russie pour l'&eacute;quilibre mondial dans le domaine militaire, autant la Chine est n&eacute;cessaire pour l'&eacute;quilibre &eacute;conomique mondial. Un monde unipolaire n'arrange que ceux qui le cr&eacute;ent. Et en d&eacute;finitive, plein droit revient aux Africains de choisir leur chemin, leurs amis. L'adage populaire rel&egrave;ve du truisme, mais l'occasion sied pour le rappeler: il vaut mieux un puits peu profond, avec de l'eau, qu'un puits profond, sans eau. Si la Chine devenait pour l'Afrique un puits peu profond et avec beaucoup d'eau, il serait irraisonnable que ce continent s'en prive.<br />&nbsp;"Le Pays"]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Oct 2008 13:39:47 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23405158-6.html#comment31852866</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeanna]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23366819-6.html#comment31804635</link>        <description><![CDATA[<span class="lettrine">L</span>a colonisation des villes d&rsquo;Afrique centrale aurait permis l&rsquo;expansion massive du sida. Telle est la th&egrave;se de Michael Worobey, chercheur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Tucson en Arizona et des ses coll&egrave;gues. L&rsquo;&eacute;quipe internationale secoue la communaut&eacute; scientifique avec cette affirmation. L&rsquo;arriv&eacute;e des colons belges &agrave; la fin du XIX&egrave;me si&egrave;cle aurait permis la r&eacute;union des conditions propices au d&eacute;veloppement de la maladie dans l&rsquo;ex-Za&iuml;re (actuel RDC). L&rsquo;urbanisation, la croissance, l&rsquo;intensification des d&eacute;placements, la densification de la population, l&rsquo;in&eacute;vitable prostitution li&eacute;e au developpement de Kinshasa (ancienne L&eacute;opoldville, fond&eacute;e en 1881) auraient facilit&eacute; les rapports sexuels et donc la maladie.<br /><strong class="spip">Les scientifiques affirment avoir d&eacute;couvert la date d&rsquo;apparition du virus chez l&rsquo;homme</strong>
<p class="spip">Le sida serait centenaire, voire plus. L&rsquo;&eacute;quipe de recherche compos&eacute;e d&rsquo;Am&eacute;ricains, de Belges, de Fran&ccedil;ais et de Congolais, a analys&eacute; les deux s&eacute;quences du virus les plus anciennes connues &agrave; ce jour. La premi&egrave;re (DRC60) est extraite d&rsquo;un pr&eacute;l&egrave;vement de ganglion conserv&eacute; dans de la paraffine depuis 1960 et provenant d&rsquo;une femme originaire de L&eacute;opoldville. La seconde (ZR59) date de 1959 et vient d&rsquo;un homme de la m&ecirc;me ville.</p>
<p class="spip">Les divergences importantes entre ces deux &eacute;chantillons montrent les nombreuses mutations du virus qu&rsquo;il y a pu avoir dans cette r&eacute;gion. Au fil du temps, deux souches issues d&rsquo;un anc&ecirc;tre commun se ressemblent de moins en moins. Cela prouve ainsi l&rsquo;apparition de l&rsquo;anc&ecirc;tre viral &agrave; une &eacute;poque recul&eacute;e. Les scientifiques situent cette p&eacute;riode dans une fourchette allant de 1884 &agrave; 1924, qui correspond &agrave; la colonisation de la zone touch&eacute;e. &laquo;&nbsp;L&rsquo;importante diff&eacute;rence g&eacute;n&eacute;tique entre DRC60 et ZR59 d&eacute;montre que la diversification du virus du sida dans l&rsquo;Ouest de l&rsquo;Afrique centrale a eu lieu longtemps avant le d&eacute;but de pand&eacute;mie de sida connu &agrave; ce jour&nbsp;&raquo;, explique Michael Worobey.</p>
<p class="spip">Cette &eacute;tude apporte du nouveau sur la gen&egrave;se du syndrome de l&rsquo;immunod&eacute;ficience acquise (SIDA) et cr&eacute;e la pol&eacute;mique. Elle confirme l&rsquo;Afrique centrale comme &eacute;picentre de la pand&eacute;mie. Il y a pr&egrave;s d&rsquo;un si&egrave;cle, c&rsquo;est en consommant de la viande de singe infect&eacute;e ou en la chassant que l&rsquo;homme s&rsquo;est expos&eacute; au sang contamin&eacute; du primate et a ainsi contract&eacute; le virus. La maladie a &eacute;t&eacute; d&eacute;crite pour la premi&egrave;re fois en 1981 sous sa forme virale simple et en 1983 sous sa forme VIH1 par les professeurs Luc Montagnier et Robert Gallo. Elle touche aujourd&rsquo;hui 33 millions de personnes &agrave; travers le monde et constitue un probl&egrave;me de sant&eacute; publique majeur en Afrique.</p>
<p class="spip">Anissa Herrou</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Oct 2008 08:13:01 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23366819-6.html#comment31804635</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeanna]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23354647-6.html#comment31788751</link>        <description><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial;">C&rsquo;est dans l&rsquo;air du temps. Aujourd&rsquo;hui, la majorit&eacute; des pr&eacute;sidents africains &eacute;tant vieux ou vieillissants, leurs enfants sont sur le starting-block, non pas seulement pour &laquo; donner corps &agrave; leur vision en tant que chefs d&rsquo;Etat &raquo;, mais aussi et surtout &laquo; &agrave; poursuivre l&rsquo;&oelig;uvre titanesque qu&rsquo;ils ont entam&eacute; pour le bonheur de l&rsquo;Afrique en g&eacute;n&eacute;ral et de leurs pays en particulier &raquo;. Selon la &laquo; Lettre du Continent &raquo; (LC) : &laquo; A l&rsquo;inverse de l&rsquo;Europe, l&rsquo;Afrique avance tr&egrave;s vite vers son int&eacute;gration politique. Dans moins de deux g&eacute;n&eacute;rations, l&rsquo;Union africaine pourra &ecirc;tre rebaptis&eacute;e &laquo; l&rsquo;Union des dynasties africaines &raquo;. La d&eacute;mocratie familiale r&eacute;gnera et la question des &eacute;lections ne se posera plus. Un simple tour de table le dimanche en famille permettra de choisir l&rsquo;heureux &eacute;lu ! Enqu&ecirc;te sur une proph&eacute;tie &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><b>La danse des dauphins d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest</b></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">&laquo; Au S&eacute;n&eacute;gal, pays qui n&rsquo;a jamais connu de coup d&rsquo;Etat, la surprise de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2008 aura &eacute;t&eacute; le coming-out &agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e du fils du pr&eacute;sident Karim Wade. L&rsquo;h&eacute;ritier du &laquo; Gorgui &raquo; est d&eacute;j&agrave; sur le podium avant la course ! Le jeune financier form&eacute; chez Warburg est aussi fascin&eacute; par les Emirats du Golfe que Nicolas Sarkozy lui-m&ecirc;me, qui l&rsquo;a &eacute;cout&eacute; d&rsquo;une oreille attentive. Au Niger, les recettes futures de l&rsquo;uranium et du p&eacute;trole ont donn&eacute; un coup de jeune au pr&eacute;sident Mamadou Tandja, qui entend passer la manne &agrave; son fils Ousmane dit &laquo; Gober &raquo;, chouchou des Chinois. En Guin&eacute;e, le pr&eacute;sident Lansana Cont&eacute; arpente ses champs, malade, cigarette au bec, en r&ecirc;vant que son fils, le capitaine Ousmane Cont&eacute;, lui succ&egrave;de &raquo;, &eacute;crit le journal de Maurice Botbol. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><b>Le bois sacr&eacute; dynastique des &eacute;mirs du Golfe de Guin&eacute;e</b></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Toujours selon le journal 142, rue Montmartre &agrave; Paris : &laquo; En vacances au Maroc, le doyen Omar Bongo a, lui aussi, discr&egrave;tement encourag&eacute; son fils Ali Bongo &agrave; aller se pr&eacute;senter&hellip; &agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e &raquo;. Au mois de juin, le pr&eacute;sident gabonais, a parl&eacute; de son &laquo; fiston &raquo; sous la tente, &agrave; Tripoli, au colonel Kadhafi qui pr&eacute;pare lui-m&ecirc;me Seif el-islam &agrave; sa succession. Omar Bongo est aussi le &laquo; parrain &raquo; d&rsquo;autres fils de chefs. Il a ainsi envoy&eacute; son conseiller Jean-Pierre Okias aupr&egrave;s du pr&eacute;sident togolais Faure Gnassingb&eacute; et son parent Martin Bongo aupr&egrave;s du chef de l&rsquo;Etat congolais Joseph Kabila afin de les inciter &agrave; se rapprocher du roi Mohamed VI. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Bienvenue au club ! A Brazzaville, chez Denis Sassou-Nguesso, Denis Christel &ndash; dit &laquo; Kiki &raquo; -, patron de Cotrade (p&eacute;trole), se pousse du col avec le soutien de sa grande s&oelig;ur Claudia, conseill&egrave;re tr&egrave;s &eacute;cout&eacute;e du &laquo; Papa &raquo;. Mais la messe n&rsquo;est pas dite &agrave; la pr&eacute;sidence de Mpila : les neveux ont tir&eacute; les couteaux&hellip; </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Au royaume des Fangs de Mongomo en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, le clan des Mangu&eacute;s pr&eacute;pare &laquo; Teodorin &raquo; Obiang &agrave; la succession de &laquo; Teodoro &raquo;, sous le contr&ocirc;le de la premi&egrave;re dame Constancia Mange Nsue Okomo, reine m&egrave;re des abeilles de Petroland. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">A Bangui, le pr&eacute;sident Fran&ccedil;ois Boziz&eacute; jongle entre son fils Jean-Fran&ccedil;ois, discret ministre de la D&eacute;fense et son neveu tr&egrave;s actif dans les affaires, le Colonel Sylvain Ndoutinga&iuml;, ministre des Mines. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Dans son village de Mvomeka&rsquo;a, le silencieux pr&eacute;sident Paul Biya, qui a mis sur orbite le low profile Ren&eacute; Sadi, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Rdpc (parti au pouvoir) n&rsquo;en &eacute;coute pas moins son fils, Franck Biya &raquo;. Il faut souligner aussi que LC a omis de parler d&rsquo;un autre fils de pr&eacute;sident qui est &eacute;galement sur les pas de son p&egrave;re, car en Egypte, "Gamal Moubarak se pr&eacute;pare. Il est d&eacute;j&agrave; &agrave; la t&ecirc;te de la commission politique du parti de la majorit&eacute; (au cours de ce mois de septembre courant, il devrait, sauf impr&eacute;vu, &ecirc;tre promu secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du parti par le Ra&iuml;s depuis son lit dans un h&ocirc;pital allemand il y a quelques mois). </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">Gamal Moubarak a r&eacute;ussi &agrave; placer un nombre important de ses hommes &agrave; la t&ecirc;te de minist&egrave;res de souverainet&eacute; dans le nouveau gouvernement. Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont pas exhaustifs, on voit ais&eacute;ment o&ugrave; m&egrave;ne une long&eacute;vit&eacute; exceptionnelle au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu&rsquo;il est inscrit dans leurs g&egrave;nes de diriger les autres. Cela pourrait donner des id&eacute;es &agrave; certains.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><b>La fratrie &eacute;largie dans les palais sans h&eacute;ritier politique</b></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">&laquo; Dans les pr&eacute;sidences africaines o&ugrave; les descendants directs ne sont pas en &acirc;ge ou en situation de prendre le &laquo; t&eacute;moin &raquo; politique, un autre membre de la famille est d&eacute;j&agrave; sur les marches du palais. En C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, la premi&egrave;re dame Simone Gbagbo &ndash; qui, il est vrai, est entr&eacute;e en politique avant m&ecirc;me de devenir l&rsquo;&eacute;pouse de &laquo; Laurent &raquo; - croit dur comme fer &agrave; sa destin&eacute;e pr&eacute;sidentielle ! Au Burkina Faso voisin, le pr&eacute;sident Blaise Compaor&eacute; favorise discr&egrave;tement, depuis quelques ann&eacute;es, son fr&egrave;re cadet Fran&ccedil;ois Compaor&eacute;. Ce dernier, pr&eacute;sident de l&rsquo;association des &laquo; Amis de Blaise Compaor&eacute; &raquo; (ABC), a d&eacute;j&agrave; eu la peau de Salif Diallo, tr&egrave;s longtemps l&rsquo;&eacute;minence grise du chef de l&rsquo;Etat charg&eacute; des dossiers les plus sensibles, en particulier avec la Libye. &laquo; Salif &raquo; a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; en p&eacute;nitence comme Ambassadeur en Autriche ! </span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">
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Au Tchad, Idriss Deby a perdu son h&eacute;ritier putatif, Brahim assassin&eacute; &agrave; Paris dans des conditions pas encore &eacute;claircies. C&rsquo;est plut&ocirc;t le propre fr&egrave;re du chef de l&rsquo;Etat qui est en piste. En Afrique australe, l&agrave; o&ugrave; des guerres de lib&eacute;ration nationale ont amen&eacute; des partis forts au pouvoir, comme en Afrique du Sud (ANC) ou en Angola (MPLA), c&rsquo;est entre &laquo; camarades &raquo; que le combat politique pour l&rsquo;acc&egrave;s au pouvoir est rude. Mais qui dit que demain Isabel Dos Santos, fille de &laquo; Zedu &raquo;, ne va pas elle aussi prendre go&ucirc;t au pouvoir de &laquo; Papa &raquo; ? &raquo;. C&rsquo;est aussi une r&eacute;v&eacute;lation de la publication du groupe Indigo.</span></p>
<div id="date">&copy; Ferloo avec LC, Rdpg.org</div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Oct 2008 19:05:58 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23354647-6.html#comment31788751</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeanna]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23354183-6.html#comment31788234</link>        <description><![CDATA[<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="500" align="center">
<tbody>
<tr>
<td class="texte" align="left" valign="top">Deux semaines avant ladite soir&eacute;e, les coorganisateurs (r&eacute;pondant au nom optimiste de Good Music&hellip;) nous ont inform&eacute;s que l&rsquo;ouvrage, finalement, n&rsquo;&eacute;tait pas dans la s&eacute;lection, qu&rsquo;il y avait &eacute;t&eacute; mis par erreur. En fait, il n&rsquo;y avait pas eu d&rsquo;erreur : le jury l&rsquo;avait bien retenu. Mais alors, pourquoi les op&eacute;rateurs de cette soir&eacute;e l&rsquo;ont-ils &eacute;cart&eacute;, et de mani&egrave;re aussi brutale ?<br /> <br /> La r&eacute;ponse tient probablement en ceci : la c&eacute;r&eacute;monie doit &ecirc;tre diffus&eacute;e sur France T&eacute;l&eacute;visions, et en ces temps de peur li&eacute;e &agrave; la r&eacute;forme audiovisuelle en cours, nul ne doit m&eacute;contenter le Ch&acirc;teau, l&agrave; o&ugrave; tout se d&eacute;cidera dor&eacute;navant&hellip; Un ouvrage critiquant le discours de Dakar du Pr&eacute;sident ? Mais vous n&rsquo;y pensez pas : en prime time, cela pourrait assombrir les soir&eacute;es &agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e ! Alors, nos petits censeurs ont tout simplement ray&eacute; le livre de la liste.</td>
</tr>
<tr>
<td>
<table style="height: 278px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="500">
<tbody>
<tr>
<td class="texte" width="45%" valign="middle"></td>
<td class="texte" width="10%">&nbsp;<b>Public&eacute;</b>&nbsp;</td>
<td class="texte" width="45%" valign="middle"><br /></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" align="center">




<div id="beacon_80" style="position: absolute; left: 0px; top: 0px; visibility: hidden;"><img src="http://www.grioo.com/openads/www/delivery/lg.php?bannerid=80&amp;campaignid=38&amp;zoneid=9&amp;channel_ids=,&amp;loc=http%3A%2F%2Fwww.grioo.com%2Far%2Cl_afrique_repond_a_sarkozy_les_petits_couacs_de_la_censure%2C15294.html&amp;referer=http%3A%2F%2Fwww.grioo.com%2Far%2Cl_afrique_repond_a_sarkozy_les_petits_couacs_de_la_censure%2C15294.html&amp;cb=525c8f8962" style="width: 0px; height: 0px;" height="0" width="0" /></div>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" height="2"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="2" width="1" /></td>
</tr>
<tr>
<td class="texte" colspan="3" width="100%" valign="middle"><br /></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
</td>
</tr>
<tr>
<td class="texte" align="left" valign="top"><a name="para1"></a> 
<table style="height: 60px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="119" align="right">
<tbody>
<tr>
<!--
<td rowspan="5" width="35" align="center" valign="top"><img src="images/transparent.gif" width="30" height=10><img src="images/forumpuce.gif" width="8" height="6"></td>
-->
<td colspan="2" height="5"><img src="http://www.grioo.com/images/artphototopleft.gif" height="5" width="9" /></td>
<td height="5" background="images/artphototop.gif"></td>
<td colspan="2" height="5"><img src="http://www.grioo.com/images/artphototopright.gif" height="5" width="9" /></td>
<td height="5"></td>
</tr>
<tr>
<td width="1" bgcolor="#de8a18"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="1" /></td>
<td width="8" bgcolor="#fff7ef"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="8" /></td>
<td align="center" bgcolor="#fff7ef"></td>
<td width="8" bgcolor="#fff7ef"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="8" /></td>
<td width="1" bgcolor="#de8a18"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="1" /></td>
<td>&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td width="1" bgcolor="#de8a18"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="1" /></td>
<td width="8" bgcolor="#fff7ef"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="8" /></td>
<td class="texte" align="center" bgcolor="#fff7ef"><b style="color: #000000;"> Louis-GeorgesTin </b> <br /></td>
<td width="8" bgcolor="#fff7ef"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="8" /></td>
<td width="1" bgcolor="#de8a18"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="1" /></td>
<td>&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" height="5"><img src="http://www.grioo.com/images/artphotobasleft.gif" height="5" width="9" /></td>
<td height="5" background="images/artphotobas.gif"></td>
<td colspan="2" height="5"><img src="http://www.grioo.com/images/artphotobasright.gif" height="5" width="9" /></td>
<td height="5"></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" height="5"><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="1" /></td>
<td><img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="8" /></td>
<td colspan="2"></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<img src="http://www.grioo.com/images/transparent.gif" height="5" width="30" /><br /> Les membres du jury s&rsquo;insurgent, signent un communiqu&eacute; se d&eacute;solidarisant de cette manifestation, mais qu&rsquo;importe, la c&eacute;r&eacute;monie doit &ecirc;tre belle, pas de fausse note : on veut de la &laquo; good music &raquo;&hellip; Alors, la veille de la c&eacute;r&eacute;monie, les organisateurs r&eacute;int&egrave;grent <em>L&rsquo;Afrique r&eacute;pond &agrave; Sarkozy</em> dans la s&eacute;lection, en pr&eacute;venant l&rsquo;&eacute;diteur, la bouche en c&oelig;ur, que finalement il n&rsquo;y avait pas eu d&rsquo;erreur (que l&rsquo;erreur avait &eacute;t&eacute; de dire qu&rsquo;il y avait eu erreur&hellip; vous suivez toujours ?) Le livre &eacute;tant retenu, ils sont donc inattaquables, n&rsquo;est-ce pas ?... Un jury fant&ocirc;me, surgi d&rsquo;on ne sait o&ugrave; et dont on ignore les membres (puisque le vrai jury avait refus&eacute; de d&eacute;lib&eacute;rer), d&eacute;cide d&rsquo;attribuer quand m&ecirc;me le prix ce soir-l&agrave;, &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie du Ch&acirc;telet, mais &agrave; un autre ouvrage bien entendu...<br /> <br /> Ce couac digne des Pieds Nickel&eacute;s, relevant de la &laquo; mascarade &raquo; selon Alain Mabanckou, est probablement picrocholin &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; tant de d&eacute;fis menacent nos &eacute;conomies et notre environnement. Mais il intervient &agrave; un moment crucial pour le paysage audiovisuel fran&ccedil;ais, et doit &ecirc;tre pris au s&eacute;rieux tant il peut &ecirc;tre symptomatique. Comme bient&ocirc;t l&rsquo;Etat financera en totalit&eacute; la t&eacute;l&eacute;vision publique et nommera directement ses dirigeants, on voit que d&eacute;j&agrave; les maillons de la cha&icirc;ne de production commencent &agrave; pratiquer une forme d&rsquo;autocensure en &eacute;cartant ce qui peut d&eacute;plaire en haut lieu. Cela rappelle &eacute;trangement les mauvaises heures de l&rsquo;information des d&eacute;buts de la t&eacute;l&eacute;vision en France. Toutes les vigilances sont n&eacute;cessaires pour rep&eacute;rer les serviteurs trop z&eacute;l&eacute;s, et endiguer cette r&eacute;gression. <br /> <br /> <br /> Philippe Rey<br /> Directeur des &eacute;ditions Philippe Rey</td>
</tr>
</tbody>
</table>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Oct 2008 18:53:26 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23354183-6.html#comment31788234</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Jeanna]]></title>
        <link>http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23353672-6.html#comment31787624</link>        <description><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;A ce propos, je voudrais dire &ndash; comme d&rsquo;ailleurs je l&rsquo;ai dit la semaine pass&eacute;e &agrave; New York, &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies et lors des &eacute;v&eacute;nements sur l&rsquo;Afrique et sur les Objectifs du Mill&eacute;naire - que si l&rsquo;attention des m&eacute;dias se porte aujourd&rsquo;hui surtout sur le &ldquo;sauvetage du syst&egrave;me financier&rdquo;, il ne faudrait surtout pas oublier le &ldquo;sauvetage humain&rdquo;. Il y a un syst&egrave;me financier &agrave; sauver mais il y a des millions et des millions de gens qui sont dans une situation de pauvret&eacute; extr&ecirc;me, et la faim a augment&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re dans le monde. Et donc il faut non seulement maintenir mais renforcer nos efforts &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des pays en d&eacute;veloppement, avec une priorit&eacute; &agrave; l&rsquo;Afrique.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;La semaine derni&egrave;re aux Nations Unies, &agrave; New York, nous avons constat&eacute; que, malgr&eacute; des progr&egrave;s consid&eacute;rables, le monde en d&eacute;veloppement &ndash; et l&rsquo;Afrique en particulier - est loin des Objectifs du Mill&eacute;naire &agrave; atteindre en 2015.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;925 millions d&rsquo;&ecirc;tres humains souffrent de la faim dans le monde, la plupart en Afrique. L&rsquo;aide internationale ne doit pas fl&eacute;chir.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il est crucial que le Conseil et le Parlement soutiennent la proposition de la Commission europ&eacute;enne de cr&eacute;er une Facilit&eacute; Alimentaire d&rsquo;1 milliard d&rsquo;euros pour soutenir la production agricole dans les pays les plus touch&eacute;s par la hausse des prix alimentaires, via l&rsquo;achat de semences et d&rsquo;engrais.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>C&rsquo;est vraiment tr&egrave;s important de comprendre cette proposition : ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;aide alimentaire classique, c&rsquo;est aider les pays en d&eacute;veloppement les plus vuln&eacute;rables, aider l&rsquo;Afrique, &agrave; produire eux-m&ecirc;mes ce dont les africains ont besoin et dont le monde a besoin. C&rsquo;est aider l&rsquo;Afrique &agrave; r&eacute;aliser sa r&eacute;volution verte.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;Je peux vous dire que cette approche a eu un accueil unanime de la part de toutes les instances des Nations Unies, de son Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, de la Banque Mondiale, de toutes les agences du syst&egrave;me d&rsquo;aide au d&eacute;veloppement, car c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui une priorit&eacute;. Le probl&egrave;me du prix des denr&eacute;es alimentaires n&rsquo;a pas disparu &agrave; cause de cette crise financi&egrave;re dans certains des pays les plus d&eacute;velopp&eacute;s.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une initiative concr&egrave;te et efficace pour laquelle je suis ravi d&rsquo;avoir l&rsquo;appui de la Pr&eacute;sidence Fran&ccedil;aise, exprim&eacute; publiquement par le Pr&eacute;sident Sarkozy, et nous cherchons &agrave; avoir le plus vite possible la d&eacute;cision des Etats membres et du Parlement europ&eacute;en.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;En Afrique sub-saharienne, la croissance &eacute;conomique soutenue depuis 2000 n&rsquo;a pas eu des effets proportionnels sur le d&eacute;veloppement social et humain. Le d&eacute;veloppement requiert aussi de la bonne gouvernance, des politiques qui contribuent &agrave; partager les b&eacute;n&eacute;fices de la croissance et une aide internationale efficace. L&rsquo;aide non plus n&rsquo;est pas un facteur suffisant, mais elle est un levier indispensable. C&rsquo;est pourquoi les donateurs internationaux, avec l&rsquo;Union europ&eacute;enne &agrave; la t&ecirc;te, doivent tenir leurs engagements.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;Pour terminer, je voudrais dire que la Commission europ&eacute;enne attache une grande importance &agrave; un partenariat &eacute;troit avec sa &ldquo;s&oelig;ur africaine&rdquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire, la Commission de l&rsquo;Union africaine. Nous attachons une grande importance au dialogue avec son Pr&eacute;sident, M. Jean Ping, le Vice-pr&eacute;sident et tous les membres de la Commission de l&rsquo;UA. Cette coop&eacute;ration est essentielle pour la mise en &oelig;uvre de la Strat&eacute;gie conjointe Afrique-UE agr&eacute;&eacute;e au Sommet de Lisbonne en d&eacute;cembre dernier.<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>&ldquo;Le Pr&eacute;sident Ping est d&eacute;termin&eacute; &agrave; faire de la Commission de l&rsquo;UA une force motrice en Afrique. Il a tout mon soutien. Il y a non seulement une solidarit&eacute; oblig&eacute;e entre Pr&eacute;sidents de Commissions, mais il y a bien plus que cela: il y a en Afrique une inspiration du processus d&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne. Beaucoup de leaders africains, y compris Jean Ping, m&rsquo;ont d&eacute;j&agrave; dit qu&rsquo;ils veulent b&acirc;tir sur ce qu&rsquo;ils ont vu qui a &eacute;t&eacute; un succ&egrave;s en Europe: une int&eacute;gration plus pouss&eacute;e, des organes qui ne sont pas seulement nationaux mais qui regardent au-del&agrave; de ces diff&eacute;rences nationales. C&rsquo;est ce que nous avons fait en Europe depuis 50 ans et que nous pouvons partager avec nos amis africains. Je tiens &agrave; les assurer de tout notre soutien.&rdquo;<br /> </a></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><a>European Commission</a></span></span></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Oct 2008 18:38:24 +0200</pubDate>        <guid >http://sarkozy-afrique.over-blog.com/article-23353672-6.html#comment31787624</guid>
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